Israël envoie son premier secouriste aider à sauver les réfugiés au large de la Libye
Israel Papa, 23 ans, a passé 5 semaines dans une équipe de la Croix Rouge pour fournir des soins médicaux à ceux qui fuient dans des bateaux délabrés
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Le service d’urgence israélien Magen David Adom (MDA) a envoyé ses premiers secouristes aider la Croix Rouge à secourir les réfugiés au large des côtes libyennes.
Israel Papa, 23 ans, a passé cinq semaines avec le personnel médical du service de secours international à bord du navire de la station d’aide aux migrants offshore (MOAS), en mer Méditerranée.
Les délégations du MOAS sont en général composées d’un médecin et d’un infirmier, mais à cette occasion, la Croix Rouge s’est tournée vers MDA, qui possède sa propre école de secouristes.
Papa a aidé à sauver et soigner des milliers de personnes qui fuient la guerre et la pauvreté d’aussi loin que le Nigéria et le Pakistan, en passant par la Libye.
« Cette expérience m’a vraiment changé », a déclaré Papa, qui travaille habituellement à la station MDA de Ramat Gan, dans le centre d’Israël.
« Quand j’étais petit, tout ce que je voulais c’était sécher l’école et sortir la classe, mais il y avait un enfant sur le bateau qui a écrit une lettre qui a totalement changé ma perspective de vie. Il a écrit que son plus grand souhait était d’avoir à nouveau une maison et d’aller à l’école tous les jours, comme le font tous les autres enfants. »
« Tout ce que j’ai pu penser à ce moment, c’était à quel point c’était malheureux et incroyablement injuste que des personnes naissent dans une vie plus difficile que d’autres. »
La Deuxième chaîne a accompagné Papa sur le navire du MOAS, à 700 kilomètres au sud de l’Italie, à la frontière des eaux territoriales libyennes.
A cet endroit, beaucoup de réfugiés sont secourus sur leurs bateaux délabrés, s’ils n’ont pas déjà chaviré.
Ce mois-ci, 240 personnes se sont noyées, dont six enfants, quand deux fragiles canots pneumatiques ont coulé.
Environ 3 300 personnes sont mortes en mer l’année écoulée, et 10 000 ont perdu la vie ces trois dernières années.
Les réfugiés paient des trafiquants entre 500 et 1 000 euros pour une place sur un bateau.
« Il y a un marché noir de personnes qui ne s’intéressent qu’à l’argent, a déclaré Papa à la Deuxième chaîne. Ils vendent autant de tickets que possible, et quand il est temps d’embarquer, ils utilisent un seul bateau et entassent le plus de personnes possibles. »
« C’est inconcevable : 150 [personnes] sur un petit canot pneumatique. Ils embarquent trempés, certains ont toujours des blessures récentes de tirs reçus en Libye, certains ont des fractures parce qu’ils ont été battus, certains ont des brûlures d’essence du seul moteur présent sur le canot. C’est une vie dont je n’aurais pas imaginé qu’elle puisse exister dans le monde avant que je n’arrive ici. »
Le MOAS est une organisation caritative dédiée au sauvetage de vies en mer qui fournit des professionnels de la recherche et du sauvetage aux personnes en détresse. Les routes les plus employées en Méditerranée sont les routes occidentale, centrale et orientale utilisées par les personnes qui fuient des pays come l’Erythrée, la Somalie et la Syrie.
L’équipe comprend des professionnels de la sécurité, une équipe médicale, des officiers maritimes expérimentés et des membres d’associations humanitaires.
L’équipage recherche des bateaux de réfugiés à l’horizon et fait ensuite cap vers eux. Ils sauvent les réfugiés, parfois dans des conditions météorologiques difficiles, et les mettent en sécurité sur leur bateau.
Certains ont besoin de soins médicaux immédiats, et même d’être évacués par hélicoptère vers des hôpitaux européens. Les autres restent sur le navire, où ils peuvent boire, manger, et être examinés par un médecin, avant d’embarquer sur d’autres bateaux à destination de l’Italie.
« Il faut parler aux réfugiés […]. Ils ont traversé tant de choses, et ont beaucoup de questions sur qui nous sommes, et où nous les emmenons, a déclaré Papa. J’ai passé beaucoup de temps sur le bateau à jouer avec des enfants avec des jeux et des crayons. »
la Communauté du Times of Israël !







