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Israël et le Liban entrevoient la fin du conflit frontalier maritime

Hochstein a demandé des suggestions écrites afin que le Premier ministre libanais puisse y répondre officiellement ; le chef du Hezbollah ne s'y oppose pas

Sur cette photo publiée par le gouvernement libanais, le président libanais Michel Aoun, à droite, rencontre l'envoyé américain pour les affaires énergétiques Amos Hochstein, au centre, et l'ambassadeur américain au Liban Dorothy Shea, à gauche, au palais présidentiel à Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le 9 février 2022. (Crédit : Dalati Nohra/Gouvernement officiel libanais/AP)
Sur cette photo publiée par le gouvernement libanais, le président libanais Michel Aoun, à droite, rencontre l'envoyé américain pour les affaires énergétiques Amos Hochstein, au centre, et l'ambassadeur américain au Liban Dorothy Shea, à gauche, au palais présidentiel à Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le 9 février 2022. (Crédit : Dalati Nohra/Gouvernement officiel libanais/AP)

Le ministre libanais des Affaires étrangères a répondu positivement aux propositions du négociateur américain Amos Hochstein sur la résolution d’un différend frontalier maritime avec Israël, dans des commentaires publiés vendredi. Le chef terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, aurait donné son feu vert pour la poursuite des négociations.

Ennemis de longue date, Israël et le Liban se sont engagés dans des pourparlers dirigés par les États-Unis au cours de l’année écoulée visant à délimiter des zones économiques exclusives offshore. Il semble que la zone contestée, large de plusieurs centaines de kilomètres carrés, contienne d’importants gisements de gaz naturel, un changement majeur pour le Liban, qui est embourbé dans une crise économique dévastatrice.

Le ministre des Affaires étrangères Abdallah Bouhabib a déclaré au journal libanais Al Joumhouria que le médiateur américain Amos Hochstein avait apporté « des propositions positives sur lesquelles on peut s’appuyer » et que le président libanais Michel Aoun avait demandé qu’elles soient présentées par écrit afin que le pays puisse y répondre formellement.

Hochstein, le conseiller principal du département d’État américain pour la sécurité énergétique mondiale, a récemment informé Israël que Nasrallah avait donné son approbation au gouvernement libanais pour faire avancer les négociations, selon un article du quotidien Haaretz de jeudi.

Des responsables de la défense ont déclaré au journal que le groupe terroriste tenait à ce qu’un accord soit conclu. En octobre, Nasrallah avait mis en garde Israël contre des prospections unilatérales de gaz naturel dans une zone maritime contestée avant toute conclusion d’un accord entre le Liban et l’État juif.

Israël et le Liban n’entretiennent aucune relation diplomatique et les deux pays sont techniquement en guerre. Ils revendiquent chacun un secteur d’environ 860 kilomètres-carrés de la mer Méditerranée, prétendant que ce secteur, selon eux, se situe dans leurs zones économiques respectives.

« Je suis convaincu qu’il y aura une position unifiée au Liban et qu’il y aura une position unifiée en Israël, et que nous pourrons aller de l’avant », a déclaré au début du mois Hochstein, Israélien de naissance.

Une corvette de la marine israélienne Saar 5 protège une plateforme d’extraction de gaz naturel au large des côtes israéliennes, dans une photographie sans date. (Crédit : Armée israélienne)

Israël et le Liban avaient repris les négociations sur leur frontière maritime contestée en 2020, mais le processus a été bloqué par l’affirmation de Beyrouth selon laquelle la carte utilisée par les Nations unies dans les pourparlers devait être modifiée.

Les politiciens libanais espèrent que des ressources en hydrocarbures commercialement viables au large des côtes libanaises pourraient aider à sortir le pays criblé de dettes d’une crise financière sans précédent, qualifiée par la Banque mondiale de l’une des pires de la planète.

Un haut responsable de la défense a déclaré à Haaretz que la résolution du différend était une priorité pour les États-Unis, car ils sont convaincus qu’il peut aider à atténuer la spirale de la crise énergétique au Liban.

Le Liban est actuellement aux prises avec la pire crise financière de son histoire et les pénuries de carburant ont paralysé le pays ces derniers mois.

Avec un État en faillite incapable de fournir plus d’une heure ou deux d’électricité par jour, les particuliers, les entreprises et les institutions se sont appuyés presque entièrement sur des générateurs diesel.

Israël et le Liban ont annoncé le mois dernier leur intention de reprendre les pourparlers.

Hochstein a rencontré la ministre israélienne de l’Énergie Karine Elharrar le mois dernier.

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