Israël fait fermer 30 comptes de levée de fonds du BDS liés au terrorisme
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Israël fait fermer 30 comptes de levée de fonds du BDS liés au terrorisme

Le ministère des Affaires stratégiques a dit avoir ciblé ces comptes de financements de groupes anti-Israël en dévoilant leurs liens avec le Hamas, le Jihad islamique et le FPLP

Des groupes palestiniens et juifs de gauche participent à une manifestation dans la ville de New York, le 15 septembre 2011. (AP Photo/David Karp)
Des groupes palestiniens et juifs de gauche participent à une manifestation dans la ville de New York, le 15 septembre 2011. (AP Photo/David Karp)

Pendant deux ans, Israël a mené en toute discrétion une campagne financière contre des organisations promouvant le boycott de l’Etat juif en révélant leurs liens avec des organisations terroristes. L’enquête a conduit à la fermeture de dizaines de comptes créés pour lever des fonds, a déclaré lundi le ministère des Affaires stratégiques.

La campagne a ciblé des cagnottes créées pour récolter des fonds pour des groupes promouvant le mouvement BDS contre Israël. Elles étaient hébergées sur des plateformes comme PayPal et DonorBox.

Selon la direction du ministère, des militants pro-Israël ont alerté les plateformes sur des violations dans leurs régulations interdisant les activités de financement liées au terrorisme.

Cette initiative a permis de faire fermer 10 comptes basés aux Etats-Unis et 20 comptes en Europe, selon le ministère.

Des militants pro-israël impliqués dans l’opération incluaient des ONG juridiques, des groupes juifs basés aux Etats-Unis et en France et des journalistes basés en dehors d’Israël, a fait savoir la Treizième chaîne.

« Pendant des années, des promoteurs du boycott se sont déguisés en ‘militants des droits humains’, parvenant à lever des dizaines de millions d’euros auprès de pays et citoyens occidentaux qui pensaient apporter leur soutien à une cause de justice et d’égalité. Nous avons pourtant révélé, au fil du temps, que les soi-disant ONG des ‘droits humains’ étaient en réalité remplies d’agents antisémites, profondément liées à des groupes terroristes cherchant à détruire l’Etat d’Israël », a déclaré Gilad Erdan, le ministre des Affaires stratégiques, dans un communiqué.

« Grâce à nos actions, des pays et des institutions financières prennent maintenant leurs distances avec ces organisations. Nos efforts ont drastiquement réduit l’ampleur de la campagne de boycott, ce qui a diminué sa capacité à réunir des financements pour opérer et empêcher de recevoir des aides financières », a déclaré Erdan.

Le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, s’exprime lors d’une conférence de presse pour les médias étrangers, à Bnei Brak, le 3 février 2019. (Flash90)

Trois compte liés au réseau international de militants, Samidoun, ont récemment été fermés quand l’International Legal Forum a révélé les liens de Samidoun avec le groupe terroriste du Front populaire de Libération de la Palestine, a déclaré le ministère.

Le Comité national BDS basé à Ramallah a vu son compte de financement hébergé sur DonorBox fermé lorsque l’organisation à but non lucratif Shurat Hadid a révélé ses liens avec les groupes terroristes du FPLP, du Hamas et du Jihad islamique. Le chef du groupe, Salah Khawaja, a purgé une année de prison pour des activités de terrorisme, a déclaré le ministère.

Le groupe pro-BDS Al-Haq a vu ses cartes de crédit bloquées à cause de ses liens avec le FPLP. Le chef de l’organisation, Shawan Jabarin, est un ancien membre du FPLP, qui a purgé une peine de deux ans de prison pour des activités terroristes.

Le compte de financement populaire sur MyDonate et plusieurs cartes de crédit de l’organisation Interpal ont été fermés en raison de ses liens avec le Hamas.

L’annonce intervient après la publication d’un rapport du ministère plus tôt cette année accusant certaines ONG palestiniens soutenus en Occident de maintenir des liens proches avec d’anciens et d’actuels terroristes, dont certains ont maintenant choisi de lutter contre Israël par des moyens non-violents.

Dans le rapport de 79 pages intitulé « Terroristes en costumes », le ministère des Affaires stratégiques pointe du doigt plusieurs militants palestiniens de premier plan, à savoir d’anciens ou d’actuels membres du Hamas ou du Front populaire pour la Libération de la Palestine.

Le ministère a déclaré dans le rapport de février qu’il avait trouvé plus de 100 « liens » entre des groupes terroristes et des organisations promouvant des boycotts anti-Israël, « y compris l’emploi d’anciens et d’actuels terroristes ».

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