Israël fête ses neuf médailles aux Jeux paralympiques de Tokyo
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Israël fête ses neuf médailles aux Jeux paralympiques de Tokyo

Les athlètes sont revenus avant la cérémonie de clôture des Jeux pour arriver pour Rosh HaShana ; Mark Malyar, médaillé d'or, se réjouit de voir "un dur travail" récompensé

Les membres de 'l'équipe israélienne de natation des Jeux paralympiques de Tokyo à leur arrivée à l'aéroport international Ben-Gurion en Israël, le 5 septembre 2020. (Crédit : Flash90)
Les membres de 'l'équipe israélienne de natation des Jeux paralympiques de Tokyo à leur arrivée à l'aéroport international Ben-Gurion en Israël, le 5 septembre 2020. (Crédit : Flash90)

Alors que les Jeux paralympiques de Tokyo viennent de s’achever, Israël se réjouit d’avoir gagné un nombre total impressionnant de neuf médailles – dont six médailles d’or – soit le triple du nombre remporté lors des Jeux paralympiques de Rio. C’est également le plus grand nombre de médailles d’or arrachés depuis les Olympiades de 1988 à Séoul.

Après douze jours de compétition, les Jeux paralympiques se sont terminés dimanche par une cérémonie de clôture haute en couleurs. Mais aucun membre de la délégation israélienne n’a participé à la cérémonie, choisissant plutôt de retourner au sein de l’État juif avant le début de Rosh HaShana, dans la soirée de lundi.

Israël avait envoyé 33 athlètes qui se sont alignés dans onze disciplines. Le nombre de neuf médailles est le plus élevé depuis les Jeux d’Athènes, où l’État juif s’était adjugé treize médailles.

Toutes ces médailles, sauf une, ont été gagnées en natation où les trois nageurs israéliens — Mark Malyar, Ami Dadaon et Iyad Shalabi — ont dominé dans les bassins et sur le podium, établissant aussi de nouveaux records du monde dans la foulée. Le trio a débarqué à l’aéroport Ben Gurion, dimanche après-midi, accueilli par des acclamations, des ballons, des affiches, des chants et des danses.

Shalabi, 34 ans, originaire de Shfaram, né sourd et devenu paralysé suite à une chute d’un toit quand il était enfant, ramène dans ses bagages deux médailles d’or – dans le cent mètres dos et dans le 50 mètres dos en catégorie S1, qui regroupe les athlètes souffrant des handicaps les plus graves. C’était la quatrième fois que Shalabi participait aux Jeux paralympiques mais c’est la première fois qu’il est parvenu à grimper sur le podium.

C’est aussi la première fois qu’un Arabe israélien ramène une médaille des Jeux olympiques ou des Jeux paralympiques.

« Pendant de nombreuses années, il n’a pas rapporté de médailles », a dit son père, Yusef Shalabi, devant les caméras de Kan, la semaine dernière. « Et aujourd’hui, grâce à Dieu, il en a gagné une – même deux. Cela faisait tant d’années que nous attendions cela ! Iyad est très heureux. »

L’Israélien Iyad Shalabi après avoir remporté la médaille d’or du 100 mètres dos catégorie S1 aux Jeux paralympiques de 2020 à Tokyo, au Japon, le 25 août 2021. (Crédit : Keren Isaacson/Comité paralympique israélien)

Malyar, 21 ans, prenait part à ses tous premiers Jeux à Tokyo et a gagné trois médailles – l’or dans le 200 mètres quatre nages et dans le 400 mètres nage libre dans la catégorie S7, et le bronze dans l’épreuve du 100 mètres dos. Malyar et son frère jumeau, Ariel, sont nés avec une paralysie cérébrale et ils ont tous les deux participé aux Jeux.

« C’est formidable de pouvoir constater que tout le travail dur qu’on a pu faire nous a permis de réussir », a expliqué Malyar, dimanche, après son atterrissage à l’aéroport Ben Gurion. « Il n’y a rien de mieux que cette sensation. Je pense que nous avons fait une préparation excellente dans ce contexte de COVID. »

Le nageur israélien Mark Malyar pose avec sa médaille d’or du 400 m nage libre aux Jeux paralympiques de Tokyo, le 29 août 2021. (Crédit : Keren Isaacson/Comité paralympique israélien)

Ami Dadaon vient compléter ce trio. Il a remporté trois médailles à Tokyo : l’or au 200 mètres et au 50 mètres nage libre et l’argent au 150 mètres quatre nages dans la catégorie S4.

« J’ai toujours ressenti un lien avec le bassin et je suis venu pour prouver ce que je sais faire, sans crainte », a commenté Dadaon à sa descente de l’avion. Il a noté que s’il avait été disqualifié dans l’épreuve du 100 mètres nage libre parce qu’il était parti trop rapidement, « j’ai continué à avancer après ça. J’ai parlé à mon entraîneur et il m’a véritablement soutenu… Nous ramenons à Israël des médailles et de la fierté, et je suis heureux ».

Le nageur israélien Ami Dadaon avec sa médaille d’or, lors des Jeux paralympiques de Tokyo 2020, le 30 août 2021. (Crédit : Keren Isaacson/IPC)

La seule médaille israélienne dans une autre discipline que la natation, cette année, a été rapportée par Moran Samuel, qui a gagné l’argent dans l’épreuve individuelle du skiff en handi-aviron. Samuel, qui s’était emparée d’une médaille de bronze à Rio, avait expliqué être très satisfaite d’avoir pu améliorer sa performance d’il y a cinq ans.

« Je suis tellement heureuse de m’être améliorée », a-t-elle dit après sa victoire. « J’avais promis à mes enfants que maman rapporterait une médaille », avait ajouté cette mère de deux enfants.

La rameuse Moran Samuel après avoir gagné une médaille d’argent aux Jeux paralympiques 2020 à Tokyo, le 29 août 2021. (Crédit : Lilach Weiss/Comité paralympique israélien)

Les athlètes israéliens ont obtenu de bons résultats dans les autres disciplines, même s’ils ne sont pas montés sur le podium. L’équipe de goalball a remporté deux de ses matchs qualificatifs, s’inclinant devant le Japon en quarts de finale. L’équipe mixte d’handi-aviron est allée jusqu’en finale et s’est classée 6e sur un total de douze équipes. Pascale Bercovitch, en paracanoë, a pris part à ses 4e Jeux paralympiques à l’âge de 54 ans et a fini 10e de la finale. Et si le nageur Bashar Halabi n’a pas ramené de médaille, il est devenu le premier Druze de l’histoire à participer sous les couleurs israéliennes à des Jeux olympiques ou paralympiques.

Lors de la cérémonie de clôture organisée dimanche à Tokyo, le président de la Commission internationale paralympique a déclaré que ces Jeux « n’ont pas été seulement historiques, mais ils ont été aussi fantastiques ».

Le feu d’artifice à la fin de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques au stade national de Tokyo, le 5 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Eugene Hoshiko)

« Pendant ce carnaval du sport, nous avons célébré la différence, montré le meilleur de l’Humanité et témoigné de l’unité dans la diversité », a déclaré Parsons à la fin de cette cérémonie organisée sur le thème « cacophonie harmonieuse ».

« Je n’ai pas envie de le faire mais le moment est venu pour moi de déclarer fermés les Jeux paralympiques de Tokyo », a-t-il ajouté.

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