Israël frappe le Hamas après que des ballons incendiaires causent 100 incendies
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Israël frappe le Hamas après que des ballons incendiaires causent 100 incendies

Ces frappes interviennent quelques heures après l'annonce d'un accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis, fustigé par les Palestiniens

Une boule de feu est observée après une frappe aérienne israélienne à Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, après que des terroristes palestiniens ont tiré deux roquettes vers Israël, le 27 juin 2020. (Said Khatib/AFP)
Une boule de feu est observée après une frappe aérienne israélienne à Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, après que des terroristes palestiniens ont tiré deux roquettes vers Israël, le 27 juin 2020. (Said Khatib/AFP)

L’armée israélienne a annoncé une nouvelle série de frappes vendredi contre les positions du groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza, afin de mettre un terme aux tirs de ballons incendiaires depuis l’enclave palestinienne, qui ravagent les terres israéliennes.

La dernière semaine, l’armée israélienne a mené plusieurs frappes nocturnes contre des positions du mouvement islamiste, en réponse à des tirs de ballons incendiaires, à l’origine de graves feux de broussailles dans le sud d’Israël.

Tôt vendredi matin, en pleine nuit et après des tirs de ballons incendiaires dans la journée, « des jets de combats, des hélicoptères militaires et des tanks ont ciblé des positions du Hamas dans la bande de Gaza » incluant des « systèmes de défense aérienne, des infrastructures souterraines et des postes d’observation », a annoncé l’armée israélienne dans un bref communiqué.

Ces frappes interviennent quelques heures après l’annonce d’un accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis, fustigé par les Palestiniens, y compris les islamistes du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave paupérisée de deux millions d’habitants.

Des ballons transportent un dispositif incendiaire après avoir été lancés depuis le camp de réfugiés de Bureij, à Gaza, le long de la clôture entre Israël et Gaza, le 10 février 2020. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Par ailleurs, la veille, jeudi, après des frappes nocturnes, un missile non explosé a été retrouvé avant l’ouverture des classes, dans une école administrée par l’ONU dans la bande de Gaza, selon des sources locales et onusiennes qui n’ont pas fait état de blessés.

Outre les frappes de représailles, les autorités israéliennes ont réduit cette semaine la zone de pêche en Méditerranée pour les Gazaouis, et fermé Kerem Shalom, seul point de passage des marchandises entre Gaza et Israël, qui impose un blocus sur ce territoire palestinien.

Malgré une trêve l’an dernier favorisée par l’ONU, l’Egypte et le Qatar, le Hamas et Israël, qui se sont déjà livré trois guerres (2008, 2012, 2014) s’affrontent sporadiquement avec des tirs de roquettes, d’obus de mortier ou de ballons incendiaires depuis Gaza et des frappes de représailles de l’armée israélienne.

Selon des analystes palestiniens, les tirs depuis Gaza visent souvent à faire pression sur l’Etat hébreu pour qu’il donne son feu vert à l’entrée de l’aide financière du Qatar dans l’enclave, prévue dans l’accord de trêve.

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