La Syrie confirme une frappe aérienne près de Damas et accuse Israël
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La Syrie confirme une frappe aérienne près de Damas et accuse Israël

Pas de blessé ; un responsable affirme qu'il s'agit d'une tentative de diversion des succès militaires du régime d'Assad contre les rebelles

Un F-16 israélien à l'entrainement, le 25 novembre 2013. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)
Un F-16 israélien à l'entrainement, le 25 novembre 2013. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)

L’agence de presse syrienne officielle a confirmé mercredi qu’une frappe aérienne avait eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi près de Damas, et a accusé Israël. Elle a affirmé que l’attaque était une tentative de renforcer le moral des combattants rebelles au moment où ils souffrent des succès des forces du régime.

Des médias arabophones avaient annoncé mercredi matin qu’Israël avait frappé dans la nuit de mardi à mercredi une cible militaire syrienne et un convoi d’armes du Hezbollah.

« Dans une tentative de détourner l’attention des succès amassés par l’armée arabe syrienne et de remonter le moral en baisse des gangs terroristes, des avions de l’ennemi israélien ont tiré deux roquettes dans la banlieue de Damas à l’aube mercredi », a annoncé SANA en citant une source militaire.

Selon cette source, la frappe n’a pas fait de blessé. Le militaire a confirmé les articles annonçant que les missiles avaient été tirés depuis l’espace aérien libanais et avaient touché la zone d’al-Sabboura, à l’ouest de la capitale, Damas. Il n’a pas précisé la cible de la frappe aérienne.

La seconde frappe annoncée par les médias, contre un convoi d’armes du Hezbollah, aurait eu lieu sur l’autoroute entre Damas et Beyrouth. Le responsable syrien n’en a pas parlé.

Comme dans le cas d’autres annonces de frappes israéliennes, Israël n’a ni confirmé, ni démenti cette information. Depuis le début de la guerre civile syrienne en mars 2011, plusieurs frappes aériennes en Syrie ou à la frontière libanaise ont été attribuées à Israël.

Des agences de presse proches du régime du président syrien, Bashar el-Assad, avaient rapporté que le raid aérien contre le complexe militaire avait eu lieu à 1h15 du matin, et que quatre explosions avaient été entendues dans la capitale. Elles avaient également annoncé que les frappes avaient été menées par des avions de l’armée de l’air israélienne depuis l’espace aérien libanais.

Selon al-Rai, un média koweïti, les avions ont également touché plusieurs véhicules circulant sur l’autoroute principale, et qui feraient partie d’un convoi d’armes dirigé par le Hezbollah.

Le Hezbollah défile avec son équipement militaire à Qusayr, en Syrie, en novembre 2016. (Crédit : Twitter)
Le Hezbollah défile avec son équipement militaire à Qusayr, en Syrie, en novembre 2016. (Crédit : Twitter)

Le Hezbollah compte des milliers de combattants en Syrie, où il fournit une aide militaire au régime d’Assad et aux forces iraniennes.

En avril, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait confirmé qu’Israël avait mené des dizaines de frappes contre le Hezbollah pour empêcher le groupe d’obtenir des armes sophistiquées, un rare aveu israélien.

Israël a juré d’empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes capables de « changer les règles du jeu », notamment des systèmes de défense aérienne et des armes chimiques.

Cette semaine, l’armée de l’air israélienne a frappé une cible militaire du groupe terroriste Etat islamique (EI) sur la partie syrienne du sud du plateau du Golan.

L’opération de lundi était la seconde frappe aérienne israélienne de réponse à une attaque de combattants de l’EI qui avait eu lieu la veille contre des soldats israéliens.

Selon un porte-parole de l’armée, les soldats de l’unité de reconnaissance de la brigade Golani avaient traversé dimanche la clôture de sécurité qui sépare Israël de la Syrie, tout en restant en territoire israélien. Ils ont essuyé des tirs d’armes automatiques et d’obus de mortier de membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk. Aucun des soldats n’a été blessé.

L’armée avait répondu par une frappe aérienne ce matin-là qui avait tué quatre membres du groupe terroriste affilié à l’EI, responsable de l’attaque. L’armée a annoncé que la seconde frappe de lundi était également une réponse à l’attaque initiale.

L’armée israélienne « n’hésitera pas à agir contre les groupes terroristes qui opèrent contre l’Etat d’Israël », selon un communiqué.

Les explosions dues aux combats en Syrie sont visibles depuis le côté israélien de la frontière, sur le plateau du Golan, le 16 juin 2015. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)
Les explosions dues aux combats en Syrie sont visibles depuis le côté israélien de la frontière, sur le plateau du Golan, le 16 juin 2015. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Le plateau du Golan syrien a été le site de combats intenses ces dernières années entre les forces du régime d’Assad et Jabhat Fateh al-Sham, bien que la frontière avec Israël ait été calme ces derniers mois après des périodes de violence intense.

Les responsables israéliens craignent que le Hezbollah et la Force al-Quds iranienne, qui sont alliés au président syrien Bashar el-Assad, n’essaient d’utiliser la zone pour ouvrir un nouveau front contre Israël pour un futur conflit.

Depuis mars 2011, quand la guerre civile syrienne a éclaté, des dizaines d’obus de mortiers sont tombés en territoire israélien en conséquence des débordements des combats. L’armée israélienne y répond généralement en frappant des postes militaires syriens.

Israël a pour politique de tenir Damas pour responsable de tous les tirs venus de Syrie qui arrivent en Israël, quelle que soit leur origine.

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