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Israël fustige un nouvel appel « scandaleux » de Pretoria à la CIJ

Les avocats d'Israël à la Cour internationale de Justice nient les allégations selon lesquelles l'offensive contre le Hamas cause délibérément des souffrances humanitaires

Des manifestants devant la Cour internationale de justice, à La Haye, aux Pays-Bas, le 12 janvier 2024. Illustration (Crédit : Patrick Post/AP Photo)
Des manifestants devant la Cour internationale de justice, à La Haye, aux Pays-Bas, le 12 janvier 2024. Illustration (Crédit : Patrick Post/AP Photo)

Israël a demandé à la Cour internationale de justice (CIJ) de ne pas émettre d’ordonnance d’urgence l’obligeant à intensifier l’aide humanitaire à Gaza pour faire face à la menace de la famine, selon les organisations humanitaires, qualifiant de « scandaleux » et « moralement répugnant » l’appel de l’Afrique du Sud devant la plus haute juridiction de l’ONU pour ces mesures.

Début mars, Pretoria a demandé à la CIJ d’imposer des « mesures provisoires » pour mettre fin à ce qu’il a appelé la « famine généralisée » résultant de l’offensive israélienne à Gaza.

Dans une réponse envoyée vendredi et rendue publique lundi, Israël a fustigé le « ton belliqueux et offensant » de l’Afrique du Sud et a démenti « catégoriquement » ses accusations.

Israël s’est dit « déterminé » à respecter ses obligations juridiques internationales et a affirmé avoir pris plusieurs mesures pour alléger les souffrances humanitaires à Gaza.

Israël a déclaré qu’il « se préoccupe réellement de la situation humanitaire et des vies innocentes, comme le montrent les mesures qu’il a prises et qu’il continue de prendre » à Gaza pendant la guerre.

Les avocats d’Israël ont nié les allégations selon lesquelles ils auraient délibérément causé des souffrances humanitaires dans l’enclave, où la faim augmente, et ont déclaré que les demandes répétées de l’Afrique du Sud pour des mesures supplémentaires constituaient un abus de procédure.

Israël a déclaré dans sa défense publiée lundi que l’Afrique du Sud était « engagée dans une exploitation abusive des procédures de la Cour ».

Selon Israël, l’Afrique du Sud « espère apparemment que ses demandes incessantes finiront par amener la Cour à céder et à lui accorder ce qu’elle demande ».

Les arguments « répétés » de Pretoria n’expliquent en rien comment ces actions « peuvent éventuellement être conciliées avec une intention génocidaire », selon la réponse israélienne.

Israël a demandé au tribunal de rejeter la demande, qui, selon lui, « repose sur une fausse représentation de la réalité et une tentative sensationnaliste et obsessionnelle d’accuser Israël des crimes les plus odieux, indépendamment de la loi ou des faits ».

Les accusations formulées par l’Afrique du Sud dans sa demande de nouvelles mesures, déposée le 6 mars, sont « totalement infondées en fait et en droit, moralement répugnantes et représentent un abus à la fois de la Convention sur le génocide et de la Cour elle-même ».

Le nouvel échange entre les parties s’inscrit dans le cadre de l’affaire en cours de l’Afrique du Sud qui accuse Israël de génocide à Gaza.

La Cour internationale de justice (CIJ) tenant des audiences publiques sur la demande d’avis consultatif concernant les « Conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans les Territoires occupés » dont Jérusalem-Est, à la Cour internationale de justice, à La Haye, du 19 au 26 février 2024. (Crédit : Cour internationale de justice)

L’Afrique du Sud a saisi la CIJ fin décembre, accusant Israël de perpétrer un génocide à Gaza, une accusation démentie avec véhémence par Israël.

La juridiction a ordonné en janvier à Israël de faire tout son possible pour empêcher le génocide lors de son offensive à Gaza, et statué qu’Israël devait autoriser l’aide à Gaza. mais a refusé d’imposer une injonction provisoire ordonnant l’arrêt de la guerre, et ce tant qu’elle examine l’affaire.

Quelques semaines plus tard, l’Afrique du Sud a demandé de nouvelles mesures, citant une incursion annoncée à Rafah – une requête que le tribunal a rejetée.

Pretoria a plus tôt ce mois-ci à nouveau exhorté le tribunal à imposer des mesures d’urgence pour « sauver le peuple palestinien de Gaza, déjà en train de mourir de faim ».

Israël nie viser les civils palestiniens, et affirme que son seul intérêt est d’anéantir le Hamas et de libérer les otages. Les forces israéliennes ont accusé à plusieurs reprises les terroristes du Hamas à Gaza de se cacher parmi la population civile palestinienne et de l’utiliser comme bouclier humain.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 30 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 13 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier de terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre et dans les jours qui ont suivi l’assaut.

Les organisations humanitaires affirment que l’ensemble de la bande de Gaza est en proie à une crise humanitaire et la situation dans le nord du pays, largement isolé, est jugée particulièrement préoccupante. Selon certains témoignages, une grande partie des quelque 300 000 personnes qui vivent encore dans le nord de la bande de Gaza en sont réduites à manger du fourrage pour survivre. Selon les Nations unies, un enfant de moins de deux ans sur six souffre de malnutrition aiguë dans le nord.

Les mesures d’urgence de la CIJ sont des injonctions temporaires destinées à empêcher une situation de se détériorer avant que la Cour ne puisse examiner l’affaire dans son intégralité, un processus qui prend généralement plusieurs années.

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