Israël : les vaccins rejetés par les Palestiniens sont « parfaitement en règle »
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Israël : les vaccins rejetés par les Palestiniens sont « parfaitement en règle »

Ramallah rejette 100 000 doses à la date d'expiration proche ; le ministère de la Santé insiste en rappelant que les Palestiniens connaissaient tous les détails à l'avance

Fichier : Des Palestiniens reçoivent le vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 27 mars 2021 (Wisam Hashlamoun/Flash90).
Fichier : Des Palestiniens reçoivent le vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 27 mars 2021 (Wisam Hashlamoun/Flash90).

Samedi, Israël a insisté sur le fait que les vaccins COVID-19 livrés à l’Autorité palestinienne (AP) la veille pour se voir immédiatement rejetés, étaient « parfaitement en règle » et identiques aux vaccins administrés aux Israéliens.

Ramallah a déclaré qu’elle annulait l’accord prévoyant la remise à l’Autorité palestinienne d’environ un million de doses de vaccins Pfizer, invoquant la date d’expiration proche des doses. Elle a déclaré avoir rejeté un premier lot de quelque 100 000 doses qui lui avaient été transférées. Les doses devaient expirer à la fin du mois de juin.

Le ministère de la Santé à Jérusalem s’est dit absolument surpris par cette décision, déclarant samedi dans un communiqué que les doses du vaccin Pfizer-BioNTech étaient « parfaitement en règle » et « identiques en tous points aux vaccins actuellement administrés aux citoyens d’Israël ». Les responsables affirment qu’il est courant d’utiliser des vaccins dont la date de péremption est proche, et tant que cette date n’est pas dépassée, les fabricants eux-mêmes les jugent parfaitement sûrs.

Dans un communiqué, le ministère a assuré que les autorités sanitaires palestiniennes avaient « reçu des vaccins Pfizer qui étaient valides, avec des dates de péremption connues, acceptées et qui correspondaient à l’accord entre les deux parties ».

Ramallah aurait craint que la date d’expiration rapprochée ne suscite le scepticisme et la peur au sein de la population palestinienne.

Le reste des vaccins prévus à la livraison expirent à la fin du mois de juillet, ont déclaré les responsables du ministère israélien de la Santé samedi après-midi.

Le ministère de la Santé a déclaré samedi que les Palestiniens connaissaient à l’avance la date d’expiration des doses – comme en atteste un communiqué du bureau du Premier ministre diffusé pour confirmer l’annonce. Ramallah avait déclaré vendredi après-midi que la livraison était en règle, mais quatre heures plus tard, elle a annoncé son rejet. « Nous espérons que la campagne de vaccination dans l’Autorité palestinienne commencera bientôt », a déclaré le ministère israélien.

Selon plusieurs médias israéliens samedi après-midi, Israël espère toujours parvenir à un accord avec l’AP afin que les vaccins ne soient pas gaspillés.

Mais des responsables ont déclaré à la Douzième chaîne que le premier lot de 100 000 doses serait probablement jeté. Ramallah n’a pas encore retourné la livraison.

Un responsable diplomatique anonyme a déclaré à Haaretz que l’AP avait annulé l’accord en raison des critiques du public sur la date d’expiration apparemment proche. Les responsables de l’AP avaient fait l’objet de vives critiques sur les réseaux sociaux après l’annonce de l’accord vendredi, les Palestiniens les accusant d’accepter des vaccins de qualité inférieure et suggérant qu’ils pourraient ne pas être efficaces.

Un membre palestinien d’une unité mobile du ministère de la Santé vaccine un Palestinien âgé contre le coronavirus COVID-19, dans le village de Dura près d’Hébron en Cisjordanie, le 9 juin 2021. (Photo par HAZEM BADER / AFP)

Dans le même temps, des responsables palestiniens de la santé anonymes cités par la Douzième chaîne ont déclaré qu’ils considéraient l’accord comme un « scandale politique, sanitaire et éthique » et ont affirmé qu’il aurait conduit à une catastrophe sanitaire s’il avait été conclu.

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), groupe terroriste, a qualifié l’accord d’ « humiliant » et affirmé, selon lui, qu’il « aurait pu nuire à la vie humaine ».

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