Israël, pays le plus visité par les députés français en fonction depuis 2017
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Israël, pays le plus visité par les députés français en fonction depuis 2017

Suivent l’Allemagne (37 visites), la Chine (27 visites) et l’Arabie Saoudite (16 visites). Deux députés comptabilisent respectivement 13 et 11 déplacements

Le palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale française. (Crédit : Luctor/Domaine public/WikiCommons)
Le palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale française. (Crédit : Luctor/Domaine public/WikiCommons)

La déontologue de l’Assemblée nationale française, Agnès Roblot-Troizier, a indiqué dans un rapport paru fin janvier avoir reçu 364 déclarations de voyages émanant de 188 députés, une majorité de la part d’organismes privés (entreprises, associations…). Cinquante-quatre proviennent de gouvernements étrangers, principalement d’Arabie Saoudite (14 invitations), Taïwan (11), Chine (8) et Vatican (7).

Les pays les plus visités sont Israël (56 visites) et la France (48). Suivent l’Allemagne (37 visites), la Chine (27 visites) et l’Arabie Saoudite (16 visites). Deux députés comptabilisent respectivement 13 et 11 déplacements.

La déontologue a mis en garde les députés qui déclarent a posteriori des voyages à l’invitation de tiers, ce qui pourrait constituer un manquement étant donné que la déclaration doit se faire en amont.

L’augmentation très nette des déclarations de dons et voyages traduit « une meilleure intégration par les députés de leurs obligations déontologiques », souligne Mme Roblot-Troizier. Elle se prononce cependant pour une « publicité des déclarations », comme dans d’autres pays pour limiter conflits d’intérêts ou instrumentalisation.

La déontologue de l’Assemblée nationale a signalé au total cinq « manquements » au code de déontologie des députés depuis juin 2017, les élus incriminés s’étant depuis mis en règle, selon son rapport annuel rendu public mercredi.

Trois cas étaient déjà connus, et les élus concernés avaient été rappelés à l’ordre par le bureau de l’Assemblée, sa plus haute instance collégiale.

Une nouvelle étude sur les attitudes des membres de la Knesset face à la transparence a montré que les députés issus de la coalition ont voté en très grande majorité contre les législations liées à la transparence qui a été avancée par des législateurs de l’opposition. Ils se sont montrés également peu communicatifs sur leurs patrimoines personnels.

L’étude s’est penchée sur chaque membre de la Knesset en prenant en compte des critères spécifiques comme les antécédents de vote, la volonté de rendre publique le patrimoine et les agendas personnels, la présence lors des débats et des commissions de la Knesset, les accusations criminelles ou impliquant divers délits, et les absences en raison de voyages à l’étranger.

Publié mardi sur la Toile, le rapport – qui a été lancé après les dernières élections et qui devrait continuer à glaner des informations au cours des prochains mois – a été réalisé par Shakouf (mot qui signifie « Transparent » en hébreu), un site à but non-lucratif consacré à l’information indépendante et chapeautée par le journaliste d’investigation Tomer Avital.

Tandis que des comparaisons internationales restent complexes – Israël obtient de bons résultats sur certains marqueurs de transparence même si le pays est à la traîne en ce qui concerne la diffusion publique des intérêts économiques des députés ou les activités de lobbyisme en coulisses.

A LIRE : La transparence des députés de la Knesset étudiée à la loupe

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