Israël pourrait-il obtenir quelque chose des états arabes en luttant contre le terrorisme ?
Rechercher

Israël pourrait-il obtenir quelque chose des états arabes en luttant contre le terrorisme ?

Netanyahu laisse entendre qu'il existerait de possibles compensations, mais explique que tout le monde veut pouvoir profiter de l'expertise antiterroriste israélienne

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, aux côtés du président argentin Mauricio Macri à la résidence présidentielle Casa Rosada de  Buenos Aires, le 12 septembre 2017. (Crédit : Juan Mabromata/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, aux côtés du président argentin Mauricio Macri à la résidence présidentielle Casa Rosada de Buenos Aires, le 12 septembre 2017. (Crédit : Juan Mabromata/AFP)

BUENOS AIRES, Argentine – Israël pourrait recevoir quelque chose de la part des états arabes modérés en échange de la coopération dans les efforts de lutte contre le terrorisme, a dit mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Aujourd’hui, il n’existe presque plus de gouvernement, dans le monde entier, ne souhaitant pas coopérer avec nous dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, ils n’existent presque plus, a-t-il dit aux journalistes. Même si des déclarations publiques peuvent prétendre le contraire, dans les faits, ils n’existent presque plus. Ils n’existent presque plus. C’est un changement majeur et cela démontre l’appréciation de nos capacités. »

Netanyahu a laissé entendre qu’Israël pourrait recevoir une forme de bénéfice en échange de son travail dans la lutte contre le terrorisme, sans entrer dans les détails ni même confirmer le fait qu’Israël obtenait réellement un avantage quelconque.

« Généralement, pour recevoir, vous devez donner. Cela place Israël dans une position très forte sur la scène internationale. Et je ne dis pas seulement cela. Nous avons des capacités que ne possède aucun autre pays au monde. Personne n’a de meilleures capacités que les nôtres. Et [la lutte contre le] terrorisme — cela intéresse tout le monde », a-t-il dit.

Le Dr Anwar Eshki, au centre avec une cravate rayée, ancien général saoudien, et d'autres membres de la délégation saoudienne  ont rencontré des députés et des responsables israéliens au cours d'une visite en Israël, le 22 juillet 2016. (Crédit : Twitter)
Le Dr Anwar Eshki, au centre avec une cravate rayée, ancien général saoudien, et d’autres membres de la délégation saoudienne ont rencontré des députés et des responsables israéliens au cours d’une visite en Israël, le 22 juillet 2016. (Crédit : Twitter)

Netanyahu affirme depuis des années que les relations israéliennes avec le monde arabe s’améliorent de manière spectaculaire, et qu’elles comprennent dorénavant une coopération secrète dans les domaines de la sécurité et des renseignements.

Les dirigeants arabes modérés réalisent que c’est l’Iran — et non Israël — qui est le véritable danger pour la paix et la stabilité régionale, affirme-t-il régulièrement, même si les états arabes autres que l’Egypte et la Jordanie démentent toute relation avec Israël.

Ce serait la première fois que le Premier ministre évoque la possibilité qu’Israël obtienne quelque chose en échange de l’aide que l’Etat juif apporte au monde arabe.

Lundi, Netanyahu, lors de sa visite d’état en Amérique latine, avait indiqué qu’Israël « aide tous les pays qui combattent » le terrorisme. « En effet, un grand nombre [de pays] ont rejoint cette guerre, et quelques résultats ont été obtenus. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...