Israël réduit la zone de pêche à Gaza suite à l’envoi de ballons incendiaires
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Israël réduit la zone de pêche à Gaza suite à l’envoi de ballons incendiaires

Israël a diminué la zone de pêche, baissée à 6 miles nautiques, après que sept départs de feu ont été entraînés mardi par des ballons incendiaires venant de la bande

Des jeunes Palestiniens préparent des ballons incendiaires à envoyer en Israël à l'est du camp de réfugiés de Bureij, dans la bande de Gaza, le 31 mai 2019 (Crédit : Hassan Jedi/ Flash90)
Des jeunes Palestiniens préparent des ballons incendiaires à envoyer en Israël à l'est du camp de réfugiés de Bureij, dans la bande de Gaza, le 31 mai 2019 (Crédit : Hassan Jedi/ Flash90)

Israël a annoncé mardi la réduction de la zone de pêche dans la bande de Gaza – qui passe de 10 miles nautiques à six – en réponse à un certain nombre d’attaques incendiaires émanant de l’enclave côtière pendant la journée.

« Au vu des incendies et du lancement de dispositifs chargés de combustibles vers le territoire israélien, la zone de pêche autorisée au large de la bande de Gaza est réduite ce soir à six miles nautiques et ce jusqu’à nouvel ordre », a fait savoir dans un communiqué la liaison militaire israélienne avec les Palestiniens.

Il y a eu mardi sept départs de feu déclenchés par des ballons lancés depuis la bande de Gaza, selon le département local des incendies.

Israël impose des restrictions terrestres, maritimes et aériennes à l’enclave palestinienne pour éviter tout détournement de matériel à des fins terroristes par le groupe terroriste islamiste du Hamas qui contrôle le territoire depuis plus d’une décennie.

La zone de pêche autorisée avait été élargie, mardi dernier, à 15 miles nautiques, apparemment dans le cadre d’un accorde de cessez-le-feu conclu entre Israël et les groupes terroristes de la bande de Gaza.

Quinze milles est la plus grande distance autorisée par Israël depuis des années. Cela reste inférieur aux 20 milles convenus par les accords israélo-palestiniens d’Oslo des années 1990, disent les organisations de défense des droits des Palestiniens.

Vingt-quatre heures plus tard, en riposte aux attaques incendiaires, Jérusalem avait réduit la zone de pêche autorisée à 10 miles nautiques. Il n’y a pas eu de changement depuis.

Des bateaux de pêche palestiniens sur la mer Méditerranée dans le port de Gaza, le 10 mai 2019. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Au cours des derniers mois, l’Etat juif a élargi et réduit la zone de pêche au large de la bande de Gaza en fonction de l’intensité des attaques aux ballons incendiaires depuis l’enclave.

De telles agressions semblent violer les termes rapportés de la trêve officieuse qui a été conclue entre Israël et les groupes terroristes de la bande.

Il y a eu des tensions accrues, ces derniers mois, dans la bande de Gaza, avec notamment une flambée de violences de quarante-huit heures survenue le mois dernier entre Israël et les groupes terroristes de l’enclave côtière.

Selon la Douzième chaîne israélienne, l’accord négocié par l’Egypte et qui avait mis un terme à la flambée des violences avait compris, pour le Hamas, l’obligation de mettre un terme aux incidents violents le long de la clôture frontalière, l’établissement d’une zone-tampon de 300 mètres à la frontière, la fin du lancement de ballons incendiaires vers les communautés israéliennes et des affrontements nocturnes entre les Gazaouis et les forces de sécurité ainsi que l’arrêt des flottilles qui tentent de traverser la frontière maritime entre Gaza et Israël.

En échange, l’Etat juif aurait accepté d’élargir la zone de pêche, de permettre la mise en oeuvre de programmes « cash for work » des Nations unies et d’ouvrir des négociations sur des dossiers relatifs à l’électricité, aux postes-frontières, à la santé et au financement.

Même si Israël ne reconnaît pas officiellement l’accord de cessez-le-feu, il s’est largement soumis à ces termes. Le Hamas, pour sa part, a également maintenu les violences, le long de la frontière, à un niveau relativement minimum – exception faite des attaques aux ballons incendiaires.

L’AFP a contribué à cet article.

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