Israël utilise les cartes jordaniennes et saoudiennes pour les prévisions météo
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Israël utilise les cartes jordaniennes et saoudiennes pour les prévisions météo

Les militaires israéliens traquent encore les systèmes exploités en Israël. Les professionnels et le public utilisent les sites des autres pays

Le réseau radar des services météorologiques d'Israël
Le réseau radar des services météorologiques d'Israël

A l’apogée d’une vague de fortes précipitations qui a touché le pays au début du mois, une grave défaillance a été découverte dans les détecteurs utilisés pour traquer les nuages dans le ciel d’Israël, ce qui a entraîné une panne des systèmes radar de détection des pluies.

En résultat du manque d’informations disponibles sur les précipitations, les prévisionnistes, ainsi que ceux qui veulent tout simplement savoir s’ils doivent prendre un parapluie lorsqu’ils quittent la maison, ont commencé à utiliser les radars d’autres pays.

Le système jordanien, qui fournit une image assez précise de certaines régions israéliennes, a récemment constaté la présence d’un grand nombre d’internautes israéliens qui se sont soudainement mis à utiliser leur site, causant une surcharge de trafic, a fait savoir le prévisionniste météo de Jérusalem Boaz Nehemia au quotidien Haaretz.

Les prévisionnistes utilisent également les systèmes radar de pluie saoudiens et européens qui sont ouverts au public, ainsi que le système turc qui couvre certaines parties de Galilée dans le nord d’Israël, a fait savoir The Marker.

Des gens marchent Route de Jaffa, à Jérusalem, sous la pluie, le 6 décembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les radars avaient été acquis il y a 25 ans aux Etats-Unis. S’il a été initialement estimé que le problème de panne pouvait être réglé, il apparaît maintenant qu’une défaillance sérieuse implique qu’il faudra plusieurs mois pour que les composants requis arrivent depuis l’étranger, a fait savoir le quotidien Haaretz.

Utilisée pendant longtemps par les Israéliens pour déterminer la météo quotidienne et l’éventualité d’intempéries, la carte, remise à jour toutes les dix minutes environ, a permis au public de contrôler les systèmes météo dans tout le pays.

Des enfants asauvés d’une inondation par bateau, à cause d’importantes précipitions le 6 décembres 2018. (Crédit ; capture d’écran Hadashot)

Les militaires ont des systèmes et des équipements individuels pour traquer les nuages, les précipitations, les impacts de foudre et autres événements météo inhabituels, et même si le système IMS peut utiliser ce système pour appuyer les autres lorsqu’ils tombent en panne, le public n’a pas accès aux données.

Un deuxième radar appartenant à la compagnie de l’eau de Mekorot était tombé en panne le mois dernier dans le cadre d’un conflit syndical au sein de l’entreprise. En résultat, les vols d’ensemencement des nuages créés pour augmenter les chutes de pluies ont été maintenus au sol, a fait savoir le site Ynet.

L’ensemencement des nuages, une pratique à laquelle se prête Israël depuis 1961, implique l’injection dans des produits chimiques dans les nuages pour entraîner la création accélérée de particules de glaces qui collecteront l’eau avant de retomber au sol sous forme de gouttes de pluie, selon Mekorot. Les avions survolent des parcours prédéterminés en distribuant les produits chimiques, en respectant des itinéraires spécifiques assurant des conditions optimales en utilisant des données radar et satellites.

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