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Israël va autoriser l’entrée de 2 000 travailleurs palestiniens supplémentaires

À la poursuite de la stabilité sécuritaire entre Israël et Gaza, les responsables prévoient de laisser entrer un total de 20 000 Gazaouis, soit 4 fois plus que fin 2021

Des travailleurs palestiniens attendent au passage d'Erez à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, alors qu'ils attendent d'entrer en Israël pour travailler, le 13 mars 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)
Des travailleurs palestiniens attendent au passage d'Erez à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, alors qu'ils attendent d'entrer en Israël pour travailler, le 13 mars 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)

Israël a augmenté le quota de permis de travail pour les Palestiniens de Gaza à 14 000 jeudi, élargissant une politique que les responsables de la sécurité israélienne considèrent subordonné à la poursuite de la « stabilité sécuritaire » entre Israël et Gaza.

Deux mille permis supplémentaires ont été ajoutés au quota, selon la liaison militaire d’Israël avec les Palestiniens, plus connue sous son acronyme COGAT.

Le ministère de la Défense a approuvé un plan provisoire visant à porter le nombre de permis pour Gaza à 20 000, une augmentation spectaculaire et sans précédent. À la fin de l’année 2021, seuls 5 000 Palestiniens avaient obtenu un permis pour travailler ou commercer en Israël.

Les responsables de la sécurité israélienne affirment que le fait de permettre à davantage de Gazaouis de travailler en Israël permettra d’injecter des revenus bien nécessaires dans l’enclave côtière appauvrie tout en encourageant la stabilité.

« Toutes les mesures civiles prises en faveur de Gaza dépendent du maintien de la stabilité sécuritaire au fil du temps. L’opportunité de les étendre ou non sera déterminée en conséquence », a déclaré le COGAT dans un communiqué.

L’envoyé qatari dans la bande de Gaza, Mohammad al-Emadi, qui rencontre régulièrement les responsables israéliens et palestiniens, a déclaré aux médias de Gaza en avril qu’Israël s’était engagé à porter le quota à 30 000 permis.

Des travailleurs palestiniens vus au passage d’Erez dans le nord de la bande de Gaza, alors qu’ils attendent d’entrer en Israël pour travailler, le 13 mars 2022. (Crédit: Attia Muhammed/Flash90)

Depuis plus de 15 ans, la bande de Gaza fait l’objet d’un double blocus, de la part d’Israël et de l’Égypte, dans le but de contrôler les activités du Hamas au sein de l’enclave.

Israël affirme que les restrictions sévères imposées aux personnes comme aux biens sont nécessaires à la sécurité nationale.

Les critiques déplorent l’impact du blocus sur les Gazaouis, dont environ la moitié sont au chômage, selon le Bureau central palestinien des statistiques. Les taux de pauvreté vertigineux font de l’emploi en Israël une option attrayante pour ceux qui ont la chance de se voir attribuer un permis.

À Gaza, les travailleurs palestiniens peuvent espérer un salaire quotidien moyen d’environ 60 shekels. Les quelques personnes autorisées à passer en Israël pour travailler peuvent obtenir jusqu’à 400 shekels par jour, selon le site Zman Yisrael, la version hébraïque du Times of Israel.

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