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Des milliers de permis de travail supplémentaires accordés aux Palestiniens

Le ministre de la Défense Benny Gantz affirme que cette mesure renforcera la sécurité et sera favorable aux économies israélienne et palestinienne

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, le long de la barrière de sécurité, le 12 avril 2022. (Crédit : Elad Malka/Defense Ministry)
Le ministre de la Défense, Benny Gantz, le long de la barrière de sécurité, le 12 avril 2022. (Crédit : Elad Malka/Defense Ministry)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a indiqué mardi que son bureau envisageait de permettre à des dizaines de milliers de Palestiniens de venir travailler au sein de l’État juif légalement, et que des plans étaient actuellement ébauchés à cet effet – alors même qu’Israël s’efforce de réparer les trous dans la barrière de sécurité avec la Cisjordanie.

Gantz s’est rendu le long de la barrière de sécurité, dans le nord de la Cisjordanie – cette barrière qu’un terroriste palestinien était parvenu à franchir grâce à une brèche, la semaine dernière, avant de commettre une fusillade meurtrière dans le cœur de Tel Aviv.

« Parallèlement aux opérations de renseignement, aux raids offensifs et défensifs, nous prônons des solutions qui permettront à des dizaines de milliers de travailleurs supplémentaires d’entrer légalement en Israël », a dit Gantz pendant sa visite.

Il a révélé avoir donné pour instruction aux instances concernées de préparer un plan qui comprend également une modernisation des postes-frontières.

« Cela améliorera la sécurité, et cela améliorera aussi l’économie israélienne et l’économie palestinienne. Nous continuerons à lutter contre le terrorisme et à nous préoccuper de l’économie », a-t-il ajouté.

L’État juif a récemment augmenté le nombre de permis de travail distribués aux Palestiniens originaires de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Actuellement, environ 130 000 Palestiniens de Cisjordanie sont en possession d’autorisations de travailler en Israël et dans les implantations israéliennes de Cisjordanie. Le gouvernement a fait savoir qu’à la fin du mois, le nombre de permis de travail délivrés à des Gazaouis augmenterait de 8 000, ce qui les fera passer à 20 000.

Des soldats israéliens montent la garde devant une brèche dans la barrière de sécurité qui a été utilisée quotidiennement par des milliers de travailleurs palestiniens pour entrer illégalement en Israël pour travailler, près du poste de contrôle de Meitar, au sud d’Hébron en Cisjordanie, le 3 avril 2022. (Crédit: HAZEM BADER / AFP)

Les services de sécurité israéliens ont indiqué que le tireur de Tel Aviv, Raad Hazem, avait franchi illégalement la barrière de sécurité en utilisant une brèche.

Ces brèches sont nombreuses et l’armée israélienne a déployé des milliers de soldats, ces dernières semaines, à la zone de séparation pour prévenir toute entrée illégale sur le territoire israélien. Même si une partie de la barrière est en béton, d’autres consistent en une clôture.

Mardi, l’armée a indiqué qu’elle renforçait les soldats le long de la frontière de sécurité. Deux bataillons de plus – un bataillon d’infanterie et un corps de génie de combat – ainsi que deux unités d’équipement lourd ont été déployés.

Dimanche, les ministres ont approuvé 300 millions de shekels de financement pour moderniser une section de 40 kilomètres sur la barrière, dans le nord de la Cisjordanie.

L’attentat de jeudi a fait trois morts, rompant à nouveau un calme tendu qui régnait sur le pays depuis le 28 mars, date d’une attaque terroriste palestinienne qui avait fait cinq victimes à Bnei Brak.

D’autres attentats avaient été commis, ces dernières semaines, à Hadera et à Beer Sheva par des Arabes israéliens qui se seraient inspirés de l’État islamique, faisant six autres morts.

Mardi matin, un Palestinien qui n’était pas autorisé à se trouver en Israël a poignardé un policier à Ashkelon, une ville du sud du pays, lors d’un contrôle de routine sur un chantier de construction, visant à identifier d’éventuels travailleurs illégaux. L’homme a été abattu.

Cette escalade survient alors que le mois du ramadan – qui est souvent une période de fortes tensions en Israël et en Cisjordanie – est actuellement en cours. L’État juif a renforcé les mesures de sécurité en réponse aux attaques et il a déployé des forces supplémentaires en Cisjordanie, à la frontière avec Gaza et dans les villes majeures d’Israël, comme Jérusalem et Tel Aviv.

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