Jared Kushner prononcera un discours dimanche sur la politique de Trump au Proche-Orient
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Jared Kushner prononcera un discours dimanche sur la politique de Trump au Proche-Orient

L'intervention publique du gendre de Trump, très rare, est attendue de la part de cet homme qui n'a pas encore dévoilé son dessein pour le processus de paix israélo-palestinien qu'il est censé relancer

Jared Kushner devant la Maison Blanche, le 27 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Jared Kushner devant la Maison Blanche, le 27 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Jared Kushner, proche conseiller du président américain, s’exprimera dimanche sur la politique de Washington au Proche-Orient, au moment où Donald Trump doit décider s’il maintient ou non sa promesse de déménager l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

L’intervention publique du gendre de Donald Trump, très rare, est attendue de la part de cet homme qui n’a pas encore dévoilé son dessein pour le processus de paix israélo-palestinien qu’il est censé relancer.

Son discours sera d’autant plus attendu que, selon plusieurs médias américains, Jared Kushner serait le fameux « très haut responsable de l’équipe de transition présidentielle » qui a demandé à Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump inculpé vendredi, de contacter des officiels de gouvernements étrangers.

L’influent conseiller prendra la parole lors du Saban Forum, un « dialogue » annuel entre dirigeants américains et israéliens organisé à Washington par le think tank Brookings Institution.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit également s’y adresser dimanche matin par le biais d’un message vidéo.

Le président américain a promis durant sa campagne de déménager l’ambassade à Jérusalem, comme le stipule une loi du Congrès adoptée en 1995 mais dont l’application est bloquée tous les six mois, depuis deux décennies, par les présidents américains successifs grâce à une clause dérogatoire.

La prochaine échéance intervient lundi, selon le département d’Etat, qui a réaffirmé vendredi à l’AFP qu’aucune décision n’avait encore été prise.

Mercredi, la Maison Blanche avait jugé « prématurées » des informations selon lesquelles Washington s’apprêterait à annoncer le transfert à Jérusalem, une décision susceptible de provoquer la colère des Palestiniens et du monde arabe.

Le vice-président Mike Pence à la tribune lors de l’événement mis en place par la Mission permanente d’Israël aux Nations unies célébrant le 70ème anniversaire du vote de l’ONU appelant à « la création de l’état d’Israël », au Queens Museum de New York, le 28 novembre 2017 (Crédit : AFP/TIMOTHY A. CLARY)

En juin, Donald Trump avait choisi une première fois de suivre l’exemple de ses prédécesseurs. « Je veux donner sa chance » au processus de paix « avant de penser à déménager l’ambassade à Jérusalem », a-t-il justifié récemment.

Mais son vice-président Mike Pence, qui ira à Jérusalem mi-décembre, a réaffirmé cette semaine que le transfert était « sérieusement » envisagé.

La communauté internationale n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, ni l’annexion de sa partie orientale conquise en 1967, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv. Les Palestiniens estiment pour leur part que Jérusalem-Est doit être la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Au-delà de cette épineuse question, Jared Kushner a reçu de son beau-père l’immense tâche de relancer un processus de paix au point mort entre Israéliens et Palestiniens. Donald Trump ambitionne de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

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