« Je t’aime de tout cœur » : Le message bouleversant de la fille d’un otage à son père
Gaya Kalderon a déjà vu ses jeunes frère et sœur revenir de Gaza, et seul son père, Ofer Kalderon, l'un des deux otages français, reste toujours prisonnier du Hamas
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La fille d’Ofer Kalderon, otage franco-israélien à Gaza, a tenu à faire passer un message à son père sur i24News, dont elle sait que la chaîne est diffusée dans la bande de Gaza.
« Il y a effectivement une probabilité assez importante qu’il puisse m’entendre », explique Gaya Kalderon, qui précise qu’elle « prie pour qu’il m’écoute ». « Papa, tu vas t’en sortir », poursuit-elle. « Nous faisons tout pour cela, ne t’inquiète pas, tu es fort, tu en es capable ».
"Nous savons que les otages à Gaza regardent i24NEWS" : Gaya Calderon, fille de l'otage franco-israélien Ofer Calderon, adresse un message poignant à son père pic.twitter.com/YKBUvQKeuM
— i24NEWS Français (@i24NEWS_FR) August 21, 2024
« Je voudrais te dire aussi que tout le monde est vivant, que tout le monde est ensemble », veut-elle rassurer son père. Ses deux jeunes frère et sœur, Erez et Sahar, avaient été pris en otages eux aussi le 7 octobre, et ont été libérés en novembre dernier dans le cadre de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas.
Dans la suite de son message bouleversant, Gaya Kalderon déclare à son père : « Nous sommes prêts à mourir pour te ramener à la maison. »
La jeune femme de 21 ans se montre aussi optimiste vis-à-vis des négociations en cours en Israël et le Hamas, avec la médiation des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte. « Il y a une proposition d’accord aujourd’hui et nous espérons que cet accord prendra forme, et qu’on pourra de nouveau t’embrasser et que tu pourra guérir », dit-elle.
« Je t’aime de tout cœur, je sais que tu es capable de tout et que tu survivras », conclut-elle.
Interrogée par une journaliste présente sur le plateau au sujet de sa « reconstruction » suite à la tragédie subie par sa famille, Gaya Kalderon déclare : « Ma vie n’est pas une vie. »
« Ma sœur Sahar a vu mon père, elle sait qu’il est vivant, la question ne se pose même pas. Elle sait que l’accord dont on débat aujourd’hui doit aboutir », insiste-t-elle.
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