Jérusalem ‘uni’ est ‘plus important que la paix’, pour Gabbay
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Jérusalem ‘uni’ est ‘plus important que la paix’, pour Gabbay

Le chef travailliste a salué la reconnaissance par Trump de la capitale israélienne et a expliqué que plus de 90 % des Israéliens désirent avec ardeur l'unité de la ville

Le leader de l'Union sioniste Avi Gabbay à la tête d'une réunion de sa faction à la Knesset, le 30 octobre 2017 (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Le leader de l'Union sioniste Avi Gabbay à la tête d'une réunion de sa faction à la Knesset, le 30 octobre 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef du parti travailliste de gauche a expliqué que la préservation de « l’unité » de Jérusalem sous la souveraineté israélienne est plus importante que de trouver un accord de paix avec les Palestiniens.

S’exprimant jeudi auprès de la chaîne Hadashot, Avi Gabbay a salué la reconnaissance par le président américain Donald Trump, vingt-quatre heures auparavant, de Jérusalem en tant que capitale de l’Etat juif et a indiqué que plus de 90 % des Israéliens « désirent avec ardeur un Jérusalem uni ».

Au vu de cela, a-t-il dit, « Jérusalem uni est même plus important que la paix ».

« Jérusalem uni, c’est le symbole d’Israël. Mes parents sont arrivés en Israël [depuis le Maroc] et ils ont attendu à l’aéroport pendant cinq jours pour pouvoir venir à Jérusalem », a dit Gabbay, qui est né et qui a grandi dans cette ville.

Même si le statut de Jérusalem en tant que capitale d’Israël est accepté par les partis des deux côtés de l’échiquier politique, le ton du discours de Gabbay a contrasté avec celui du parti travailliste pacifique, qui a été pendant longtemps le porte-étendard de la recherche d’un accord de paix avec les Palestiniens. Toutefois, l’ex-général devenu leader de la paix au sein de la formation, l’emblématique ex-Premier ministre Yitzhak Rabin, aujourd’hui décédé, s’était publiquement exprimé contre la compromission de la souveraineté israélienne à Jérusalem.

Depuis qu’il a pris la tête du parti au mois de juillet, Gabbay a cherché à mettre la barre à droite pour tenter de grossir les rangs et a fait un certain nombre de commentaires se distanciant des positionnements historiques des Travaillistes.

Les drapeaux israéliens flottent au vent alors que le Dôme du Rocher est vu en arrière-plan, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 5 décembre 2017. (Crédit : AFP / Thomas Coex)

Au mois d’octobre, il a indiqué qu’il n’évacuerait pas les implantations en Cisjordanie dans le cadre d’un accord de paix avec les Palestiniens. Ses propos ont été ultérieurement critiqués par un certain nombre de députés de l’Union sioniste, la faction de la Knesset qui regroupe les partis Travailliste et Hatnua de Tzipi Livni.

Quelques jours après, il a qualifié l’entreprise d’implantations de « beau visage dévoué du Sionisme ».

Malgré les efforts livrés par Gabbay pour attirer les électeurs de droite, un sondage réalisé le mois dernier par la Dixième chaîne a montré que le parti travailliste remporterait 18 sièges si des élections avaient lieu, soit six de moins que le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu et quatre de moins que Yesh Atid de Yair Lapid.

Comme Gabbay, Lapid a dévié vers la droite sur un certain nombre de sujets, tentant de drainer le soutien de certains des membres modérés du parti du Likud au pouvoir.

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