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Kara rencontre publiquement des responsables arabes en Equateur

Le ministre affirme que les états du Golfe ont “exprimé leur approbation pour faire progresser les négociations politiques”

Ayoub Kara, à droite, ministre du Likud, avec des représentants d'Oman, du Yémen et du Qatar en Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)
Ayoub Kara, à droite, ministre du Likud, avec des représentants d'Oman, du Yémen et du Qatar en Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)

Pour la première fois depuis des années, des délégués des pays du Golfe ont rencontré ouvertement et publiquement un ministre israélien. Cela est arrivé mercredi en Equateur, pour la cérémonie d’investiture à la présidence de Lenin Moreno, et serait les premiers fruits de la diplomatie au Moyen Orient du président américain Donald Trump.

Ayoub Kara, ministre du Likud, a assisté à la cérémonie à Quito, la capitale du pays, aux côtés des dirigeants des pays d’Amérique du Sud et de représentants du monde entier.

Kara a écrit sur Twitter qu’il avait été « surpris de l’attitude chaleureuse des représentants des états du Golfe », attribuant ce fait à la visite de Trump en Israël et en Arabie saoudite.

Trump a tenté de favoriser une alliance entre les états sunnites, les Etats-Unis et Israël pour contrer l’Iran. Il pousse Israël et les Palestiniens à conclure un accord de paix, ce qui faciliterait également, a-t-il dit, une paix plus générale entre Israël et les pays du Golfe.

Kara, ministre sans portefeuille, a publié des photographies de lui-même avec des représentants de l’Autorité palestinienne et des délégués d’Oman, du Qatar, du Yémen et d’autres pays arabes, ainsi qu’avec le Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omar.

Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec le président de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omaren Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)
Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec le président de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omaren Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)

« Le président Trump et le Premier ministre [Benjamin] Netanyahu coordonnent chaque étape de cette initiative politique, et il y a des progrès sur ce sujet », a dit Kara.

Kara a rejoint l’ambassadeur d’Israël en Equateur, Edwin Yabo, pour discuter des développements au Moyen Orient initiés par Trump avec les délégués du Golfe.

Dans un communiqué, Kara, qui est Druze, a déclaré que les rencontres avaient été « ouvertes et cordiales », et que toutes les parties avaient « exprimé leur approbation pour faire progresser les négociations politiques. »

« Pour la première fois, après des années d’action sur la scène politique, des [représentants des] pays de la coalition saoudienne ont accepté de me rencontrer ouvertement, en tant que représentant de l’Etat d’Israël, a-t-il écrit en hébreu sur Twitter.

Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec l'ambassadeur de l'Autorité palestinienne en Amérique du Sud, en Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)
Ayoub Kara, à gauche, ministre du Likud, avec l’ambassadeur de l’Autorité palestinienne en Amérique du Sud, en Equateur, le 24 mai 2017. (Crédit : autorisation)

Kara a indiqué que la reconnaissance publique d’un ministre israélien par ces pays montrait leur désir d’avancer vers la paix avec Israël.

Le ministre a également discuté avec les présidents de l’Equateur, de la Colombie, du Guatemala et du Paraguay, qu’il avait rencontrés pendant leurs visites en Israël. Il les a appelés à forger des relations plus étroites avec Israël et à rejoindre la lutte contre le terrorisme.

« Tout comme l’Afrique s’est rapprochée à pas de géants de Jérusalem, nous ferons tout pour que l’Equateur et toute l’Amérique centrale et du Sud se rapproche d’Israël aussi », a-t-il dit.

Le nouveau président de l’Equateur a été investi mercredi. Il est chargé de diriger la nation pétrolière, emblème de la gauche latino-américaine, dans des eaux politiques et économiques troubles.

Lenin Moreno, nouveau président de l'Equateur, pendant sa cérémonie d'investiture à l'Assemblée nationale, à Quito, le 24 mai 2017. (Crédit : Rodrigo Buendia/AFP)
Lenin Moreno, nouveau président de l’Equateur, pendant sa cérémonie d’investiture à l’Assemblée nationale, à Quito, le 24 mai 2017. (Crédit : Rodrigo Buendia/AFP)

Le Congrès a investi Moreno, 64 ans, qui est le discret successeur de son allié, Rafael Correa, l’une des personnalités les plus fougueuses de la politique latino-américaine.

Moreno est le premier homme en fauteuil roulant à devenir président du pays, et l’un des rares dirigeants du monde dans cette situation.

L’AFP a contribué à cet article.

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