Kobi Shabtai suspend les policiers qui ont autorisé un mariage de masse
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Kobi Shabtai suspend les policiers qui ont autorisé un mariage de masse

Les agents seront relevés de leurs fonctions "jusqu'à la fin de l'enquête", après une photo montrant l'un d'eux recevant une bénédiction lors de l'événement à Beitar Illit

Des centaines d'ultra-orthodoxes appartenant à la dynastie hassidique Toldos Aharon lors d'un mariage à Beitar Illit, violant les règles contre le coronavirus, le 5 janvier 2021. (Capture d'écran : Twitter)
Des centaines d'ultra-orthodoxes appartenant à la dynastie hassidique Toldos Aharon lors d'un mariage à Beitar Illit, violant les règles contre le coronavirus, le 5 janvier 2021. (Capture d'écran : Twitter)

Le commissaire de police Kobi Shabtai a suspendu mercredi plusieurs policiers qui ont laissé faire un mariage de masse dans une communauté ultra-orthodoxe, malgré la flambée des infections au coronavirus et en violation des règles de confinement.

Les policiers seront démis de leurs fonctions « jusqu’à la fin de l’enquête à ce sujet », indique un communiqué de police.

L’annonce est intervenue après la diffusion d’une photo sur les réseaux sociaux montrant un officier s’inclinant alors qu’il recevait une bénédiction lors de l’événement de mardi dernier dans l’implantation de Beitar Illit, entouré d’hommes hassidiques non-masqués.

Les policiers ont été convoqués à une audition avec le commandant local.

Des centaines de personnes ont assisté à ce mariage à Beitar Illit – la plupart sans porter de masques.

Beitar Illit est l’une des pires zones d’infection dans le pays, avec un chiffre de 145,5 malades de la COVID-19 pour 10 000 personnes, et un taux de positivité de 26 % – le plus élevé d’Israël – selon le ministère de la Santé.

Les participants appartenaient à la dynastie hassidique extrémiste et anti-sioniste Toldos Aharon et célébraient le mariage du petit-fils de son chef spirituel.

D’autres policiers sont arrivés vers la fin de l’événement pour interrompre le rassemblement illégal organisé dans une synagogue locale et ont trouvé ses portes closes.

« On a refusé de nous ouvrir », a fait savoir la police israélienne dans un communiqué. « Ce n’est qu’après avoir discuté avec les organisateurs que les portes ont été ouvertes et que nous avons vu des centaines de personnes qui se trouvaient là, sans porter le masque et en violation des directives. »

Alors que la foule se dispersait, des dizaines d’invités au mariage se sont opposés aux policiers et leur ont jeté des pierres, endommageant un véhicule des forces de l’ordre, selon le communiqué.

Les organisateurs de l’événement et le propriétaire des lieux ont été convoqués en vue d’un interrogatoire. Le matériel de sonorisation utilisé a été saisi.

Lors d’un autre événement qui a eu lieu à Bnei Brak, dans le centre d’Israël, environ 700 membres de la dynastie hassidique Erlau ont pris part au mariage du petit-fils de leur chef spirituel – un mariage qui avait été organisé sur un site en construction.

La police est arrivée au début de la fête mais est partie après son intervention en compagnie de représentants de la municipalité, selon le journaliste ultra-orthodoxe Israel Frey.

L’événement a continué et c’est seulement alors qu’il s’achevait que les forces de l’ordre sont revenues et que les agents, demandant aux personnes présentes de partir, ont distribué des amendes de 5 000 shekels aux organisateurs. Le propriétaire des lieux, pour sa part, a été convoqué et doit être interrogé.

De plus, la radio militaire a indiqué que les leaders de la communauté haredi envisageaient la possibilité de garder leur système éducatif ouvert pendant le confinement dorénavant plus strict, de façon illégale.

Ran Balicer, qui dirige une équipe nationale d’experts sur le virus, a indiqué que si les infections avaient un temps baissé de manière spectaculaire dans la communauté ultra-orthodoxe en raison de l’adhésion aux directives, la situation était redevenue extrêmement grave.

Les ministres ont voté, mardi soir, un renforcement du confinement actuellement imposé au pays en fermant les établissements scolaires et les entreprises non-essentielles pendant deux semaines, avec pour objectif de faire baisser la courbe des infections quotidiennes.

Ces mesures entreront en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi, à minuit, ont fait savoir le bureau du Premier ministre et le ministère de la Santé.

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