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Kohavi reconnaît la responsabilité de Tsahal dans une frappe sur un convoi en Syrie

Le chef d'état-major a salué "les capacités avancées" qui ont permis aux pilotes d'échapper aux missiles les visant, début novembre, à la frontière entre l'Irak et la Syrie

Le chef d'état-major Aviv Kohavi s'exprime à l'université Reichman, le 14 décembre 2022. (Capture d'écran)
Le chef d'état-major Aviv Kohavi s'exprime à l'université Reichman, le 14 décembre 2022. (Capture d'écran)

Le chef d’état-major Aviv Kohavi a confirmé mercredi qu’une frappe aérienne, qui avait eu lieu début novembre et qui avait pris pour cible un convoi qui, semble-t-il, transportait des armes iraniennes aux abords de la frontière entre la Syrie et l’Irak, avait été menée par l’armée de l’air israélienne.

Kohavi a indiqué que les renseignements israéliens avaient permis de déterminer le camion qui, parmi 25 autres véhicules, amenait des armes iraniennes vers le Liban et que « des capacités avancées » avaient donné aux pilotes la possibilité d’effectuer une frappe de précision.

« Nous aurions pu ne pas avoir connaissance de ce convoi syrien il y a quelques semaines », a déclaré Kohavi lors d’une conférence à l’université Reichman de Herzliya.

« Nous aurions pu ne pas savoir qu’il se dirigeait depuis l’Irak vers la Syrie, nous aurions pu ne pas savoir ce qui se trouvait à son bord et nous aurions pu ne pas savoir que sur les 25 camions, c’était le numéro huit qui transportait des armes », a-t-il dit.

« Nous avions besoin de pouvoir envoyer les pilotes au bon endroit et ils devaient aussi parvenir à échapper aux missiles sol-air tirés dans leur direction. Ils devaient attaquer, ils devaient frapper les cibles et revenir sains et saufs, et ils ne devaient pas tuer les personnes qui ne devaient pas l’être. Des exigences qui réclament des capacités très avancées », a continué Kohavi.

La frappe avait fait dix morts et notamment un nombre d’Iraniens indéterminé.

Au moment de cette frappe, au mois de novembre, l’armée israélienne avait refusé tout commentaire conformément à sa politique générale qui est de ne pas confirmer son implication dans des frappes spécifiques en Syrie.

Il est difficile de dire pourquoi Kohavi, qui quittera son poste de chef d’état-major le mois prochain, a choisi de reconnaître la responsabilité de l’armée israélienne dans cette attaque.

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