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DES HABITANTS SE PLAIGNENT, MAIS " LA VIE PASSE AVANT TOUT "

Kohavi visite le Sud 3 jours après l’alerte de représailles du Jihad islamique

Des plans sont en place pour répondre à une éventuelle escalade ; des avions israéliens et des drones armés survolent Gaza ; la fermeture des routes est maintenue

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le chef militaire Aviv Kohavi (à droite) s'entretient avec des responsables près de la frontière avec la bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Le chef militaire Aviv Kohavi (à droite) s'entretient avec des responsables près de la frontière avec la bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Le chef de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, a visité la division de Gaza jeudi matin, alors qu’Israël reste en état d’alerte élevé en cas d’attaque éventuelle le long de la frontière avec la bande de Gaza.

Les fermetures de routes le long de la frontière avec la bande de Gaza ont été maintenues pour la troisième journée consécutive, par crainte d’une attaque imminente du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, suite à l’arrestation de son chef par Tsahal lundi soir en Cisjordanie.

Kohavi devrait approuver les plans opérationnels en cas d’escalade de la violence avec Gaza.

Selon les médias palestiniens, des drones et des avions de chasse armés israéliens survolaient la bande de Gaza, alors que l’armée se préparait à déjouer toute tentative de lancement de missiles guidés antichars ou d’attaque de tireurs d’élite à la frontière par des escadrons du Jihad islamique.

De nombreux habitants de la région sont en colère contre les fermetures de routes, même s’ils comprennent leur nécessité. Certains d’entre eux n’ont pas pu quitter leur ville depuis mardi matin.

Le correspondant du site d’information Ynet pour le sud du pays a qualifié la situation « d’escalade la plus calme » de ces 20 dernières années.

« Il y a une menace concrète de tentatives de tirs isolés sur des civils ou des soldats. Cela nous oblige à nous mettre à l’abri. Quand il n’y a pas de choix, la vie humaine passe avant tout », a déclaré Gadi Yarkoni, chef du conseil régional local d’Eshkol, à la chaîne publique Kan.

« Il est parfois nécessaire de tenter de maîtriser la situation sans escalade, et malheureusement, mes habitants en font parfois les frais », a ajouté M. Yarkoni.

Des soldats israéliens bloquent des routes près de la frontière avec la bande de Gaza, le 3 août 2022. (Crédit : Flash90)

Le Premier ministre Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz ont entre-temps tenu une « consultation en matière de sécurité » jeudi matin, a indiqué le bureau de Lapid.

« Les deux hommes ont discuté de la situation sécuritaire dans le sud et des mesures nécessaires pour maintenir la sécurité dans la région. Ils ont convenu de tenir une autre consultation plus tard dans la journée », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Les tensions autour de la bande de Gaza sont montées en flèche après l’arrestation du chef du Jihad islamique palestinien en Cisjordanie, Bassam Saadi, à Jénine dans la nuit de lundi à mardi. Saadi a été arrêté par l’armée à Jénine avec son gendre et assistant, Ashraf al-Jada. Un autre membre du groupe terroriste a été tué lors d’une fusillade avec les troupes.

En réponse à l’arrestation de Saadi, le groupe terroriste basé à Gaza a annoncé dans un communiqué qu’il déclarait un état « d’urgence » et que ses combattants étaient « prêts ».

Tôt mardi matin, Tsahal a déclaré avoir ordonné la fermeture de plusieurs autoroutes, lignes de chemin de fer et points d’observation le long de la frontière de Gaza, après un regain d’activité des combattants liés au Jihad islamique, lesquels représentaient une menace imminente et « directe d’attaque éventuelle contre des civils israéliens ».

La plupart des villes situées le long de la frontière disposent d’itinéraires alternatifs pour en sortir, à l’exception de Kerem Shalom et du kibboutz Nahal Oz qui ont été entièrement bloqués. Certaines personnes, ayant des urgences, ont été autorisées par l’armée à entrer et sortir à intervalles précis.

Mercredi, Tsahal a renforcé la division de Gaza avec 100 réservistes et trois compagnies de conscrits afin d’aider à maintenir les civils hors des zones interdites en cas de menace imminente.

Le commandement du Sud de Tsahal et le réseau de défense aérienne étaient également en état d’alerte pour parer à d’éventuels tirs de roquettes.

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