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Kotel : Une femme sommée d’enlever son sweat-shirt de protestation contre la refonte

Pour la mère de la jeune femme, "le mur Occidental est l'endroit le plus politique du pays". Lui aurait-on demandé ça si le message avait été "le mont du Temple est entre nos mains" ?

Des Juifs recouverts de leurs châles de prière participant à la prière des Cohanim (bénédiction du prêtre) pendant la fête de Pessah au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 avril 2018. (Crédit : AFP PHOTO/Menahem Kahana)
Des Juifs recouverts de leurs châles de prière participant à la prière des Cohanim (bénédiction du prêtre) pendant la fête de Pessah au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 avril 2018. (Crédit : AFP PHOTO/Menahem Kahana)

Une jeune femme a déclaré qu’on l’avait empêchée d’entrer sur l’esplanade du mur Occidental lundi parce qu’elle portait un sweat-shirt portant la phrase « Il n’y a pas d’éducation sans démocratie », un slogan associé au mouvement de protestation contre la réforme du système judiciaire.

Selon le règlement de la Fondation du patrimoine du mur Occidental, l’agence gouvernementale qui administre le site, les « événements politiques » ne sont pas autorisés sur la place et les vêtements doivent être respectueux.

Toutefois, des événements politiques sont en fait fréquemment organisés sur la place et rien n’indique que le vêtement porté par cette jeune femme puisse être considéré comme une violation des règles de tsniout – de pudeur – du site.

Des manifestations de masse contre les projets controversés du gouvernement visant à remanier le système judiciaire et à affaiblir ses pouvoirs de contrôle des dirigeants politiques se déroulent depuis dix semaines consécutives.

Tous les secteurs de la société israélienne ont lancé des avertissements contre cette refonte, les universitaires et les étudiants jouant un rôle prépondérant dans les manifestations.

La jeune femme n’assistait pas à un événement politique au mur Occidental, mais plutôt à une visite organisée par l’académie de préparation à l’armée qu’elle fréquente.

Des étudiants et des enseignants manifestant contre contre la réforme avec une banderole disant « Il n’y a pas d’éducation sans démocratie », à Tel Aviv, le 5 février 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Selon la Douzième chaîne, la jeune femme, dont le nom n’a pas été révélé, est arrivée avec ses amis, qui ont tous été autorisés à entrer dans la zone, mais les agents de la sécurité lui ont dit qu’elle ne serait pas autorisée à se joindre à eux si elle n’enlevait pas le sweat-shirt.

La mère de la jeune femme a déclaré au média que sa fille estimait qu’elle n’avait pas d’autre choix que de l’enlever et qu’elle avait été injustement prise pour cible en raison de la nature du slogan qui figurait sur son sweat-shirt.

« Je me suis demandée si le sweat-shirt portait la mention ‘Le mont du Temple entre nos mains’, si on lui aurait demandé de l’enlever », a déclaré la mère de la jeune femme, faisant référence au célèbre message du commandant de Tsahal Motta Gur lors de la prise du lieu saint en 1967, qui est aujourd’hui souvent utilisé comme un slogan nationaliste.

« La citation ‘Il n’y a pas d’éducation sans démocratie’ n’a rien de provocateur. Que se passerait-il si quelqu’un s’y rendait avec le drapeau israélien, qui est également devenu un symbole de protestation ? Le mur Occidental est l’endroit le plus politique du pays », a déclaré Dana, la mère de la jeune fille.

Le père de la jeune fille, Dudi, a déclaré qu’il semblait que les agents de la sécurité avaient reçu l’ordre d’obliger la jeune fille à retirer son sweat-shirt d’un échelon supérieur de la chaîne de commandement.

« Je ne pense pas qu’un sweat-shirt portant le slogan ‘Il n’y a pas d’éducation sans démocratie’ justifie que l’on empêche une jeune fille d’entrer sur l’esplanade du mur Occidental », a-t-il déclaré.

« Il est clair que cet incident fait partie de ce qui se passe actuellement dans le pays. Nous devons mettre un terme à cette aggravation de la situation avant que l’on ne nous dise ce qui est autorisé ou non dans d’autres lieux, et pas seulement au mur Occidental », a-t-il ajouté.

Dans une déclaration à la Douzième chaîne, la Fondation du patrimoine du mur Occidental a indiqué que « selon une enquête préliminaire, l’événement en question n’est pas connu des responsables de la fondation ».

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