La Bibliothèque nationale accueille HaHaverim Shel Natasha en concert
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La Bibliothèque nationale accueille HaHaverim Shel Natasha en concert

Le groupe populaire des années 1990 s'est produit suite à une projection des "Amis sans amis", qui fait partie d'une trilogie de documentaires consacrés au groupe

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

HaChaverim Shel Natasha a donné un concert à guichets fermés à la Bibliothèque nationale dans le cadre du festival Docu.text, le 20 août 2021. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
HaChaverim Shel Natasha a donné un concert à guichets fermés à la Bibliothèque nationale dans le cadre du festival Docu.text, le 20 août 2021. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Les fans du groupe de rock des années 1990, HaHaverim Shel Natasha (Les amis de Natacha), se sont réunis jeudi soir sur la place qui se trouve devant la Bibliothèque nationale de Jérusalem. Portant le masque, assis en majorité, ces rockeurs d’âge mur se sont tout de même laissés emporter par la musique et ont chanté tout le long du concert. Malgré les années, ils connaissent encore à l’évidence par cœur chaque parole des chansons qui ont été interprétées lors de ce concert d’une heure.

Il faut dire que l’esprit Natacha était déjà là – la soirée a commencé par une projection de « Amis sans amis », réalisé par Asher Telalim, le premier documentaire d’une trilogie consacrée au groupe de rock dont la diffusion est venue clore le festival Docu.text organisé cette semaine à la bibliothèque.

Le film a ramené ainsi le public en 1987, dans un Israël qui était très différent, lorsque les quatre membres d’origine du groupe, Arkadi Duchin, Micha Shitrit, Shlomo (Kozo) Elmkayes et Miki Harari étaient partis à Tel Aviv et s’étaient installés dans un appartement situé dans un hôtel abandonné, occupant des emplois plutôt bizarres pour gagner leur vie.

Chaque membre du groupe raconte son passé compliqué, avec notamment Duchin qui revient sur son installation au sein de l’État juif en provenance de l’Union soviétique, à l’âge de 15 ans, et la dissolution de la famille de Shitrit quand il était encore enfant. Les deux artistes, qui sont les fondateurs du groupe, s’étaient rencontrés à l’adolescence à Tel Aviv.

Le groupe avait fait trois albums en studio avant de se séparer en 1996. Shitrit et Duchin avaient poursuivi des carrières en solo réussies avant de se réunir à nouveau – tous les membres d’origine n’étaient toutefois pas présents – en 2013.

L’expérience semble avoir laissé des traces et du plaisir chez les membres du groupe qui ont décidé de se réunir à nouveau en 2021 avec une série de concerts prévus jusqu’à la fin du mois de septembre.

Le concert, jeudi soir, a permis au groupe d’interpréter ses plus grands succès, une performance qui a été impeccable à tous les points de vue – avec Duchin au clavier, Shitrit et Miki Harari à la guitare, Jean Paul Zimbris à la batterie et Adi Harari également au clavier.

Le feu des projecteurs s’est souvent attardé – mais pas toujours – sur Duchin, le strass sur sa casquette de base-ball scintillant dans les lumières colorées de la scène. Le groupe a vieilli, bien sûr, et les cheveux sont majoritairement grisonnants – Shitrit est même presque chauve.

« C’est marrant de jouer après le film », a remarqué Shitrit. « On a l’air énorme à l’écran. »

« La nostalgie a un parfum de retraite », répond Duchin, faisant peu de cas des images projetées derrière lui.

Peut-être, oui. Mais il y a eu en tout cas un parfum de joie dans l’air de la nuit, à Jérusalem, lorsque ce groupe bien-aimé des années 1990 a interprété, une fois encore, ses chansons sur la solitude et sur la tristesse – assorties d’une musique pop, rock et soul sacrément réjouissante.

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