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La Chine et l’Iran débutent la mise en œuvre d’un accord stratégique

La Chine a officiellement cessé d'importer du pétrole d'Iran mais des experts disent que le brut iranien continue d'y entrer, officiellement comme importations venant d'autres pays

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi (g) lors d'une réunion à Belgrade, en Serbie, le 28 octobre 2021 ; et (à droite) le ministre iranien des Affaires étrangères (alors vice-ministre) Hossein Amirabollahian s'exprime lors d'une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 3 août 2012. (Crédit : AP Photo/Darko Vojinovic ; Misha Japaridze)
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi (g) lors d'une réunion à Belgrade, en Serbie, le 28 octobre 2021 ; et (à droite) le ministre iranien des Affaires étrangères (alors vice-ministre) Hossein Amirabollahian s'exprime lors d'une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 3 août 2012. (Crédit : AP Photo/Darko Vojinovic ; Misha Japaridze)

La Chine, critique à l’égard des santions de Washington contre Téhéran, a annoncé samedi le début de la mise en œuvre d’un accord stratégique avec l’Iran, renforçant ainsi la coopération économique et politique entre les deux pays.

La Chine et l’Iran ont signé l’accord en 2021 après des années de négociations. Ce grand partenariat doit couvrir des domaines aussi variés que l’énergie, la sécurité, les infrastructures et les communications.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian ont annoncé le début de sa mise en œuvre lors d’une réunion à Wuxi, dans l’est de la Chine, vendredi, a indiqué le ministère des Affaires étrangères à Pékin dans un communiqué.

Peu de détails sur cet accord secret ont été publiés, mais le New York Times a rapporté en 2020 qu’il garantirait un approvisionnement régulier en pétrole pour la Chine, citant une ébauche de l’accord.

Le président américain de l’époque Donald Trump lors d’un rassemblement de campagne de candidats républicains au sénat à Valdosta, en Géorgie, le 5 décembre 2020. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci, File)

Pékin est un premier partenaire commercial de l’Iran et était l’un de ses plus gros acheteurs de pétrole avant que Donald Trump, alors président américain, ne réimpose des sanctions unilatérales en 2018.

La Chine a officiellement cessé d’importer du pétrole d’Iran mais des analystes affirment que le brut iranien continue d’y entrer, officiellement comme importations venant d’autres pays.

M. Wang a assuré vendredi que la Chine continuerait à « s’opposer aux sanctions unilatérales illégales contre l’Iran », selon le ministère des Affaires étrangères.

Pékin cherche depuis longtemps à renforcer ses liens avec Téhéran, le président chinois Xi Jinping ayant décrit l’Iran comme « le principal partenaire de la Chine au Moyen-Orient » lors d’une rare visite dans le pays en 2016.

Le president de la Republique populaire de Chine, Xi Jinping, devant le congrès brésilien le 16 juillet 2014 (Crédit : Edilson Rodrigues/Agência Senado/ Creative Commons Attribution 2.0 Generic)

La rencontre des deux ministres intervient alors que les discussions se poursuivent à Vienne sur un accord potentiel visant à mettre fin au développement d’armes nucléaires par Téhéran.

Un accord de 2015 – conclu entre l’Iran, les États-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne – prévoyait un allègement des sanctions en échange de la limitation du programme nucléaire iranien.

Mais les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2018, réimposant des sanctions dures et poussant Téhéran à revenir sur ses engagements.

Les discussions pour sauver l’accord nucléaire ont commencé fin novembre, après une suspension en juin, lorsque l’Iran a élu un nouveau gouvernement ultra-radical.

La Chine estime que les États-Unis sont responsables de l’état actuel de l’accord, a déclaré le ministre Wang à son homologue iranien, selon le communiqué.

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