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La Cour à l’état : justifiez les détecteurs de métaux pour les Juifs au mont du Temple

Petite victoire pour les militants d'extrême-droite, le juge affirme que le gouvernement doit revoir sa copie après que les mesures sécuritaires ont été supprimées aux entrées du lieu saint réservées aux musulmans

Un visiteur juif au mont du Temple regardant le Dôme du Rocher en 2013 (Crédit : Sliman Khader / Flash90, File)
Un visiteur juif au mont du Temple regardant le Dôme du Rocher en 2013 (Crédit : Sliman Khader / Flash90, File)

La Haute cour de Justice a demandé vendredi au Premier ministre Benjamin Netanyahu de répondre à une requête soumise par des militants juifs d’extrême-droite de supprimer les détecteurs de métaux de la seule entrée au mont du Temple utilisée par les Juifs et autres visiteurs non-musulmans.

Le magistrat a donné au gouvernement 50 jours pour répondre à la requête présentée par l’avocat d’extrême-droite Itamar Ben Gvir, qui a affirmé qu’Israël faisait une discrimination contre les non-musulmans en les soumettant aux contrôles de sécurité tout en permettant un accès libre aux musulmans par les autres portes, a fait savoir le site d’information Srugim.

Ben Gvir a déposé sa requête contre Netanyahu et un grand nombre des membres de son cabinet dans la journée de jeudi, en son nom et en celui de trois militants connus : Michael Ben Ari, Baruch Marzel et Bentzi Gopstein.

Le quartier africain de la Vieille Ville, avec la porte Bab al-Nazer‎du, la porte du Conseil, qui permet l'accès au mont du Temple. (Crédit : Ilan Ben Zion/Times of Israël)
Le quartier africain de la Vieille Ville, avec la porte Bab al-Nazer‎du, la porte du Conseil, qui permet l’accès au mont du Temple. (Crédit : Ilan Ben Zion/Times of Israël)

Les non-musulmans ne sont autorisés à entrer dans le mont du Temple que par la porte de Mughrabi, qui est adjacente au mur Occidental. Dix autres portes autorisent l’accès uniquement pour les musulmans.

« Cette requête est fondée sur le principe d’égalité et contre la politique injuste discriminant les Juifs et les touristes et en faveur des musulmans », a précisé le document déposé auprès de la greffe du tribunal.

Cette requête a fait suite au retrait des mesures de sécurité, y compris les détecteurs de métaux, des autres portes du site sensible. Ils avaient été installés après une attaque terroriste survenue le 14 juillet, au cours de laquelle trois Arabes israéliens avaient utilisé des armes à feu introduites clandestinement dans le complexe pour tuer deux policiers qui se tenaient debout à proximité.

Des policiers israéliens installent des détecteurs de métaux aux abords de la Porte du Lion, entrée principale du mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem, après que les forces de sécurité ont rouvert ce lieu ultra-sensible qui avait été fermé après une attaque meurtrière la semaine dernière, suscitant la colère. Photo prise le 17 juillet 2017 (Crédit : AHMAD GHARABLI/AFP)
Des policiers israéliens installent des détecteurs de métaux aux abords de la Porte du Lion, entrée principale du mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem, après que les forces de sécurité ont rouvert ce lieu ultra-sensible qui avait été fermé après une attaque meurtrière la semaine dernière, suscitant la colère. Photo prise le 17 juillet 2017 (Crédit : AHMAD GHARABLI/AFP)

L’installation des détecteurs de métaux avait déclenché près de deux semaines de troubles et d’affrontements entre les émeutiers palestiniens et la police israélienne dans et autour de Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Ces mesures de sécurité avaient été utilisées comme un prétexte par un terroriste palestinien de 19 ans qui a tué trois membres d’une famille israélienne dans l’implantation de Halamish en Cisjordanie. Le gouvernement avait alors ordonné le retrait des détecteurs de métaux et de toutes les autres mesures sécuritaires.

Le mont du Temple est le site le plus saint du judaïsme et est considéré comme le site où se tenaient les temples bibliques. C’est aussi le troisième site le plus saint de l’islam, après la Mecque et Médine, et il est connu des musulmans comme Haram al-Sharif.

En vertu d’un arrangement mis en place depuis qu’Israël a annexé la Vieille Ville de Jérusalem pendant la Guerre des Six Jours en 1967, les non-musulmans ont accès au site mais n’ont pas le droit de prier là-bas. Selon ce statu quo, Israël est responsable de la sécurité sur le site alors que l’institut jordanien – le Waqf – est chargé des tâches administratives.

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