La Cour suprême rejette la requête des soldates voulant conduire des tanks
Notant la mise en place d'un programme d'inclusion des femmes dans les blindés, la Cour répond aux plaignantes qu'elle ne forcera pas la main à l'armée
JTA — Lundi, la Cour suprême a rejeté une requête qui demandait à l’armée israélienne d’autoriser à plus de femmes de servir dans des tanks.
L’instance a statué que l’annonce de l’armée selon laquelle elle allait développer un programme pour les femmes pilotes de blindés rend la demande inutile.
Elle a appelé les plaignantes à « épuiser les procédures contre l’armée » ou à déposer une autre plainte plus tard contre le programme élargi, a rapporté la Douzième chaîne d’Israël.
Dans une pétition déposée début janvier, Osnat Levy et Noga Shina avaient affirmé que le refus de l’armée de les laisser servir comme conductrice de tanks était une violation de leurs droits à l’égalité.
Les deux femmes ont terminé un programme pilote lancé en 2017 pour former des équipages entièrement féminins pour des opérations de sécurité de routine. De tels équipages n’ont pas été mis en service, et le projet est en pause.
Une plainte similaire a été déposée par Or Abramson et Maayan Halberstadt, âgées de 19 ans, exigeant d’avoir la possibilité de tenter d’effectuer leur service dans des tanks.
Le nouveau programme pilote imposera des minima en termes de poids et de taille pour les femmes qui veulent servir dans les blindés. Le programme démarrera en 2022.
Le Dr Idit Shafran Gittleman, une chercheuse spécialisée sur le service des femmes dans Tsahal à l’Institut israélien de la démocratie, a déclaré dans un communiqué que « les commandants de l’armée israélienne doivent agir pour intégrer des femmes dans des unités de combat et pour participer à des expériences pilotes d’une manière égalitaire, déterminée et sans équivoque ».
« Vingt-cinq ans après que la Cour suprême a statué sur l’affaire Alice Miller [qui voulait intégrer la formation de pilote de l’armée de l’Air], il semble que la société israélienne ait encore besoin qu’on lui rappelle que l’égalité est un principe démocratique fondamental, et que Tsahal, comme n’importe quelle autre institution du pays, doit agir en conséquence », a-t-elle ajouté.