La DRH de la police soupçonnée de fraude dans l’octroi des marchés publics
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La DRH de la police soupçonnée de fraude dans l’octroi des marchés publics

Le ministère de la Justice soupçonne Gila Gaziel d'être impliquée d'avoir manipulé l'octroi de marchés publics à des fournisseurs civils

La vice-directrice du service des ressources humaines de la police israélienne Gila Gaziel à la Knesset, le 5 février 2018 (Crédit :  Miriam Alster/FLASH90)
La vice-directrice du service des ressources humaines de la police israélienne Gila Gaziel à la Knesset, le 5 février 2018 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Le département des enquêtes internes de la police (PIID), au sein du ministère de la Justice, a annoncé vendredi que la responsable du bureau des ressources humaines de la police israélienne était soupçonnée de fraude et d’abus de confiance.

La générale de division Gila Gaziel, à la tête du département, est soupçonnée d’avoir indûment attribué des appels d’offres à des entreprises extérieures à l’occasion d’événements de la police variés entre 2014 et 2015, a noté le PIID.

Selon le quotidien Haaretz, les policiers ont ouvert une enquête il y a un peu plus d’un mois, soupçonnant Gaziel d’avoir pris part à une escroquerie visant à fausser les appels d’offres officiels.

Le reportage a noté que l’investigation lancée par les enquêtes internes avait révélé que des officiers avaient régulièrement falsifié des candidatures de fournisseurs, au fil des années, pour favoriser certaines entreprises au détriment des autres.

« Cela a été de la corruption et tout le monde le savait dans l’industrie », a expliqué un fournisseur qui travaille régulièrement avec la police au journal.

Les enquêteurs du ministère de la Défense pensent que non seulement Gaziel a fermé les yeux sur ces ces faits de corruption mais qu’elle a également participé elle-même à l’escroquerie.

Un certain nombre de personnes, officiers de police et civils, outre Gaziel, sont impliquées dans cette enquête. Les responsables du service des enquêtes internes ont noté qu’elles devaient terminer leurs investigations « bientôt ».

Gaziel, qui a récemment annoncé qu’elle prenait sa retraite, a nié les accusations. Elle a refusé de passer au détecteur de mensonges pendant son récent interrogatoire, selon Haaretz, citant sa retraite imminente.

Son avocat, Ofer Bertal, a également nié les accusations contre sa cliente, disant que Gaziel avait « pleinement coopéré » avec les enquêteurs de police de façon « à ce que son nom soit blanchi », selon Hadashot.

« J’ai confiance dans le fait que le bureau des enquêtes tirera rapidement la conclusion qu’elle n’a jamais fait de faute », a-t-il expliqué.

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