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La famille d’un Israélien mort en rejoignant un abri l’estime victime du terrorisme

Le frère de Shlomo Atias dit que les voisins l'ont vu s’effondrer, terrassé par une crise cardiaque, alors qu’il se dirigeait vers un abri antiaérien

Une photo de Shlomo Atias (à gauche) est affichée à l’écran tandis que son frère, Yuval Atias, est interviewé par le radiodiffuseur public Kan, le 11 août 2022. (Capture d’écran : Twitter)
Une photo de Shlomo Atias (à gauche) est affichée à l’écran tandis que son frère, Yuval Atias, est interviewé par le radiodiffuseur public Kan, le 11 août 2022. (Capture d’écran : Twitter)

La famille d’un Israélien, mort d’une crise cardiaque alors qu’il courait se réfugier dans un abri antiaérien, lors des récents affrontements avec Gaza, souhaite que l’État lui reconnaisse officiellement le statut de victime du conflit.

Aucun Israélien n’a été tué ni même grièvement blessé par les tirs de roquettes du Jihad islamique palestinien lors du conflit de vendredi à dimanche dernier. De nombreuses personnes ont été modérément blessées en courant se réfugier et d’autres, traitées pour le traumatisme provoqué par les tirs de roquettes.

Citant les témoignages de voisins, les proches de Shlomo Atias, 60 ans, ont expliqué qu’il avait été victime d’un malaise, samedi, en se rendant à l’abri de l’immeuble dans lequel il vivait, à Ashkelon, sur la côte sud du pays. Les services de secours ont tenté de le ranimer, sans succès.

« Ils ont dit qu’il s’y rendait », a déclaré jeudi son frère Yuval Atias à la chaîne publique Kan, précisant qu’il n’y avait qu’un abri pour tout l’immeuble.

Il a ajouté que la famille n’avait été contactée ni par la municipalité ni par les autorités.

Interrogé sur la communication de Tsahal a propos de l’Opération Aube et de l’absence de victimes israéliennes, Yuval Atias a affirmé , « c’est un mensonge », disant que les voisins et d’autres savaient parfaitement ce qui s’était passé.

Un mini-abri décoré devant un immeuble d’habitation à Ashkelon, le 7 août 2022. (Carrie Keller-Lynn/The Times of Israel)

« Il a voulu se rendre [à l’abri], au plus fort des combats… Il y était presque arrivé », a ajouté Yuval Atias.

« Puisque ça lui est arrivé pendant les combats, pourquoi ne devrait-il pas être reconnu [victime de terrorisme] », a-t-il renchéri, statut qui accorderait une indemnisation à la famille. « Ils reconnaissent tout le monde, pourquoi pas lui? Ils doivent le reconnaître. »

Les combats à Gaza ont commencé vendredi dernier, lorsqu’Israël a lancé des frappes aériennes qui ont tué un haut commandant du Jihad islamique, après des jours de menaces de la part du groupe terroriste suite à l’arrestation de son chef en Cisjordanie.

Tsahal a également tué un autre commandant du Jihad islamique Palestinien pendant un conflit qui a occasionné le tir d’un millier de roquettes sur Israël avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, négocié par l’Égypte, dimanche soir.

Le ministère de la Santé de Gaza, sous contrôle du Hamas, a déclaré que 48 personnes avaient été tuées, dont 17 enfants et quatre femmes, au cours des trois jours de combats. Israël a affirmé que seize d’entre elles pourraient avoir été tuées par des roquettes palestiniennes qui se sont écrasées à l’intérieur de Gaza.

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