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La famille d’une Tunisienne condamnée en Arabie en appelle aux autorités

Mahdia Marzouki avait partagé un tweet en lien avec le Hezbollah libanais, pro-iranien

Des femmes brandissent des drapeaux
libanais et du Hezbollah devant les portraits du dirigeant suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, le 13 août 2016. (AFP Photo / Mahmoud Zayyat)
Des femmes brandissent des drapeaux libanais et du Hezbollah devant les portraits du dirigeant suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, le 13 août 2016. (AFP Photo / Mahmoud Zayyat)

La famille d’une Tunisienne condamnée à une lourde peine de prison en Arabie saoudite pour avoir, selon elle, partagé un tweet en lien avec le Hezbollah libanais, pro-iranien, a appelé vendredi les autorités tunisiennes à lui venir en aide.

Employée comme sage-femme en Arabie saoudite depuis 2008, Mahdia Marzouki, 51 ans, a été arrêtée et écrouée en 2020 après avoir retweeté une publication sur une manifestation de soutien à Tunis au Hezbollah libanais, organisation terroriste, a indiqué à l’AFP sa sœur Leila.

Condamnée en 2022 à deux ans et demi de prison pour « atteinte à l’État et glorification d’un groupe terroriste », Mahdia Marzouki a vu sa peine portée à 15 ans en septembre, à l’issue d’un nouveau procès.

« Nous appelons les autorités à intervenir pour faire annuler ce verdict et obtenir la libération de ma sœur », a déclaré Leila Marzouki à l’AFP.

L’Observatoire tunisien des droits de l’Homme a également condamné ces verdicts. Dans des déclarations à l’AFP, son président Mostafa Abdelkebir a exhorté les autorités tunisiennes à « activer leurs relations avec Ryad pour faire libérer Mahdia Marzouki ».

Une autre ONG, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), a qualifié vendredi le verdict contre Mahdia Marzouki de « grave violation de la liberté d’expression » et de « crime contre tous les Tunisiens et toutes les Tunisiennes », selon un communiqué.

La LTDH a exhorté Tunis à intervenir auprès de Ryad en faveur de sa ressortissante et appelé les « organisations de la société civile en Tunisie et à l’étranger à faire pression sur le régime saoudien afin qu’il mette fin au crime que constitue l’incarcération de Mahdia Marzouki ».

Ces dernières semaines, les tribunaux saoudiens ont condamné plusieurs personnes jusqu’à 45 ans de prison pour des tweets critiques du gouvernement.

Le 18 octobre, les États-Unis ont confirmé qu’un citoyen américain d’origine saoudienne, Saad Ibrahim Almadi, âgé de 72 ans, avait été condamné au début du mois à 16 ans de prison en Arabie. Selon son fils, il est emprisonné pour des tweets « modérés » contre le pouvoir du royaume.

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