La fille de Tony Bennett déclare que le judaïsme lui permet de garder les pieds sur Terre
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La fille de Tony Bennett déclare que le judaïsme lui permet de garder les pieds sur Terre

Convertie et mariée à un Israélien, Antonia Bennett utilise sa nouvelle foi pour se raisonner pendant ses moment musicaux

La chanteuse Antonia Bennett, fille du crooner Tony Bennett, s'est convertie au judaïsme avant d'épouser son mari israélien. (Crédit : courtoisie)
La chanteuse Antonia Bennett, fille du crooner Tony Bennett, s'est convertie au judaïsme avant d'épouser son mari israélien. (Crédit : courtoisie)

La chanteuse Antonia Bennett et son mari israélien n’ont pas seulement leur amour pour se tenir chaud. Ils attendent aussi le petit-enfant juif de son père, le crooner légendaire Tony Bennett.

En 2013, Bennett s’est convertie au judaïsme quand elle a épousé Ronen Helmann, un Israélien qui vit actuellement à Los Angeles.

Cette année, alors qu’elle est enceinte, Bennett poursuit la tradition familiale de donner une série de concerts de standards américains et de jazz, ainsi que de musique alternative pop pendant les fêtes. Elle a été désignée pour être sur scène le 18 décembre au théâtre Orpheum de Memphis, Tennessee, et le 20 décembre au Grand 1894 Opera House de Galveston, Texas.

« Je me sens privilégiée de pouvoir vivre de quelque chose que j’aime, a déclaré Bennett au Times of Israel. Tellement de gens n’ont pas cette opportunité. C’est une bénédiction. J’ai chanté toute ma vie… Chaque soir, être sur scène et faire ce que j’aime est exceptionnel. »

Surprise que les gens lui demandent ce qu’elle fait de son temps libre, Bennett explique que la musique est le centre de sa vie.

« Tout le monde est bon dans un domaine particulier. Chanter est mon domaine, a dit Bennett. Même si j’ai beaucoup de centres d’intérêt, la musique remplit la majorité de mon temps. Que je sois avec ma famille ou des amis, la musique fait toujours partie du décor. Quoi que je fasse, mon esprit semble toujours me ramener à la musique parce que, eh bien, c’est simplement ce que j’aime ».

Avec de bonnes raisons. Le New York Times a comparé sa voie douce et parfois suave à celle de Billie Holliday, Rickie Lee Jones, avec même une pointe de Betty Boop.

« La musique est une forme d’expression, dit-elle. C’est mon moyen de communication préféré. »

Bennett chante des standards ainsi que des chansons issues de ses trois albums. L’influence de son père, dont la chanson emblématique est « I left my heart in San Francisco », a été décisive, selon Bennett.

« Avoir un père qui est si bon dans ce qu’il fait est incroyable. J’apprends constamment de lui. J’ai le privilège de travailler avec lui, donc je peux l’observer soir après soir. Il croit à l’idée qu’il faille juste chanter les meilleures chansons. Il ne fait jamais de compromis sur la qualité. Il a place la barre très haut. »

https://youtu.be/yACTrRaTKO4

Les chansons favorites de Bennett du repertoire de son père comprennent « If I ruled the world », « Lost in the Stars », « How Do You Keep the Music Playing? » et, bien sur, « Fly Me to the Moon ». Ses autres influences musicales sont des légendes, le saxophoniste de jazz Stan Getz, la reine du jazz Ella Fitzegerald et les pianistes de jazz Bill Evans et Nat King Cole.

La mère de Bennett, l’actrice Sandra Grant, a été mariée à Tony Bennett de 1971 à 2007. Elle joue depuis son enfance. La plus jeune de leurs enfants déclare que « mes parents m’ont toujours exposée à la musique et aux arts. J’étais entourée de musiciens, d’artistes, d’écrivains, d’acteurs et de réalisateurs depuis mon plus jeune âge ».

Cette liste comprend Count Bassie, avec qui elle apparaît sur scène, ainsi que des amis et collègues de son père : Frank Sinatra, Dean Martin, Gene Kelly, Rosemary Clooney, Les Paul et la déjà mentionnée Fitzgerald.

« J’ai été façonnée par tous les grands talents qui m’entouraient, dit-elle. J’étais constamment entourée de grands talents ».

Bien sur, ce n’est pas la seule chose qui a joué dans ce qu’elle est aujourd’hui.

« J’ai grandi à Los Angeles et New York, donc j’étais toujours entourée par des juifs, dit-elle. J’ai des cousins juifs, et être juive ne m’a jamais semblé si loin de moi ».

Native de Los Angeles, Bennett a étudié à l’université de musique Berklee de Boston et à l’institut de théâtre Lee Strasberg de New York. Quand elle est retournée sur la côte ouest, elle a déménagé à Hancock Park, un quartier avec une concentration importante de synagogues et d’autres ressources.

« Je m’asseyais dans les classes de temps en temps », dit Bennett. Après avoir rencontré son futur mari, elle a décidé « de rentrer dans un processus de conversion ».

« Etre juive a été très bon pour moi, dit-elle. Cela me ramène sur terre et me connecte à Dieu… Je me connecte par des prières quotidiennes, des mitzvot et en essayant d’être présente dans l’instant par mes pensées et mes actions. »

Ces jours-ci, elle et son mari se rendent régulièrement à Carlebachian, Orthodox Happy Minyan de Los Angeles ouest.
« J’adore la communauté Pico-Robertson, dit Bennett. C’est chaleureux et accueillant. Il y a toutes sortes de juifs qui pratiquent à différents niveaux. Il y a quelque chose pour chacun. »

Ses passions n’incluent pas seulement son mari, mais aussi son pays natal.

« J’aime Israël, le peuple israélien. J’en ai épousé un, dit-elle. Mon mari a toujours un pied en Israël. Nous avons de la famille là-bas. C’est un pays extraordinaire. »

Malgré les nombreux voyages, Bennett trouve dans son travail une opportunité de se connecter à quelque chose de plus grand.

« C’est un peu dur à expliquer et cela dépend beaucoup des chansons que je chante, dit-elle. Chaque chanson est comme une petite pièce. Les mots et les mélodies que je chante m’apportent beaucoup de sens, et j’espère que c’est transmis au public. Dans l’ensemble, je trouve cela très thérapeutique. »

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