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La France dénonce un acte « criminel » après l’incendie au consulat d’Iran à Paris

Le suspect, Français né en 1963 à Téhéran, a lui revendiqué son acte, commis pour "les femmes" iraniennes, et sera jugé le 24 octobre

Le consulat d'Iran à Paris. (Crédit : Capture d'écran / Google Maps)
Le consulat d'Iran à Paris. (Crédit : Capture d'écran / Google Maps)

Un suspect d’origine iranienne a revendiqué ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris l’incendie samedi du portail et de la façade du consulat de la République islamique d’Iran dans la capitale, un acte commis pour « les femmes » et qualifié de « criminel » par la France.

« La France condamne avec fermeté cet acte », a déclaré Anne-Claire Legendre, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Selon une source policière, vers 7h samedi, des fonctionnaires qui effectuaient leur patrouille ont découvert un départ de feu près de la porte du consulat, dont la façade a été noircie.

« Les mesures ont été prises immédiatement pour mettre fin à la prise de feu intervenue à proximité immédiate de l’ambassade d’Iran » et la justice « saisie », a également dit la porte-parole de la diplomatie française.

Dimanche, au lendemain des faits, un suspect né en 1963 à Téhéran, en Iran, a été interpellé à Paris dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet et menée par la Direction régionale de la police judiciaire, a indiqué mardi une source proche de l’affaire, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Lors d’une audience de comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris, le procès a été renvoyé au 24 octobre car la partie civile, l’ambassade d’Iran, n’était pas représentée.

Dans l’attente, Nicolas K., de nationalité française, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Auparavant, cet homme aux cheveux gris bouclés, lunettes noires épaisses et audition défaillante avait d’emblée répondu aux questions de la présidente en indiquant : « C’est la première fois que je fais cet acte, en âme et conscience, pour les femmes » en Iran, a affirmé cet homme vêtu d’une chemise jaune à fleurs bleues.

« Femmes, vie, liberté », a-t-il lancé, rapidement interrompu par le tribunal alors qu’il reprenait le slogan des manifestants participant au soulèvement né de la mort en détention de Mahsa Amini il y a un an en Iran.

Il a expliqué vouloir, par son « acte illégal », « montrer aux Iraniens et aux Iraniennes vivant au pays que nous, nous sommes avec eux, et surtout avec les femmes ».

Manifestations après la mort de Mahsa Amini à Téhéran, en Iran, le 21 septembre 2022. (Crédit : AP)

Parmi diverses mesures, son contrôle judiciaire prévoit une interdiction de manifester.

Nicolas M. avait indiqué auparavant son intention de participer à la manifestation prévue samedi à Paris, pour la date anniversaire de la mort de Mahsa Amini.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, avait dénoncé lundi « une tentative (…) d’attaquer les droits des citoyens qui se rendent à l’ambassade pour recevoir des services consulaires ».

Il avait aussi fait savoir que l’Iran avait protesté « dans une note officielle adressée aux autorités françaises ».

Le porte-parole a également souligné qu’avant « cette attaque », Téhéran avait averti le gouvernement français et « certains gouvernements européens » de la possibilité de tels incidents et les avait invités à renforcer les mesures de protection des emprises consulaires iraniennes.

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