Israël en guerre - Jour 143

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La guerre contre le Hamas coûtera à Israël au moins 50 Mds de NIS en 2024 – Trésor

Le ministère des Finances prévoit que les dépenses de défense devront augmenter de 30 milliards de shekels et que 20 milliards de shekels supplémentaires devront être dépensés pour les dépenses civiles et autres

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Des Israéliens inspectent un immeuble résidentiel endommagé, touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, à Ashkelon, en Israël, le 9 octobre 2023. (Crédit : Erik Marmor/AP)
Des Israéliens inspectent un immeuble résidentiel endommagé, touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, à Ashkelon, en Israël, le 9 octobre 2023. (Crédit : Erik Marmor/AP)

Selon le ministère des Finances, la guerre actuelle contre l’organisation terroriste du Hamas devrait coûter à Israël près de 50 milliards de shekels en 2024, à supposer que les combats de haute intensité à Gaza prennent fin au premier trimestre de la nouvelle année.

Pour répondre aux besoins sécuritaires d’Israël en 2024, les dépenses de défense devraient augmenter de 30 milliards de shekels, a indiqué le ministère des Finances dans un document présenté lundi à la commission des Finances de la Knesset.

Un supplément budgétaire de 9,6 milliards de shekels sera nécessaire pour couvrir les dépenses civiles résultant de la guerre, comme l’évacuation des habitants des communautés frontalières du sud et nord du pays, le renforcement des services d’urgence comme la police ou encore la remise en état des communautés ravagées par la guerre. Un poste budgétaire supplémentaire de 8,8 milliards de shekels permettra de prendre en charge d’autres coûts, comme le financement de la dette publique et des charges d’intérêt plus élevées que prévues.

Au final, les dépenses budgétaires globales pour 2024 devraient atteindre les 562,1 milliards de shekels, contre 513,7 milliards de shekels approuvées en mai dernier. Par ailleurs, les recettes publiques, essentiellement fiscales, devraient être inférieures aux prévisions en raison d’un ralentissement de l’économie pendant la guerre.

Des dépenses plus élevées que prévu et des prévisions de baisse des recettes publiques entraîneront un déficit budgétaire de 5,9% du produit intérieur brut en 2024, contre 2,25% prévu, a estimé le ministère des Finances.

La guerre a éclaté entre Israël et le Hamas le 7 octobre dernier, lorsque près de 3 000 terroristes venus de la bande de Gaza ont franchi la frontière d’Israël par voie terrestre, aérienne et maritime, pour tuer près de 1 200 personnes et faire plus de 240 otages de tous âges – essentiellement des civils.

Des soldats de réserve israéliens sur le plateau du Golan lors d’un entraînement avant de mettre le cap sur la frontière entre Israël et Gaza, le 25 octobre 2023. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Israël a riposté en mobilisant plus de 350 000 soldats de réserve afin qu’ils prennent part aux combats, pour en finir avec l’organisation terroriste au moyen d’une intense campagne militaire à Gaza. L’armée israélienne a par ailleurs massé des forces dans le nord pour contrer les attaques de l’organisation terroriste du Hezbollah soutenue par l’Iran.

Selon le ministère des Finances, l’économie devrait progresser au rythme de 1,6 % l’an prochain, en retrait par rapport aux 2 % prévus pour 2023, et encore plus par rapport à la forte croissance – 6,5 % – de 2022. Cette tendance s’inscrit dans le contexte d’un ralentissement de la consommation des ménages, des transactions immobilières et des bénéfices des entreprises en raison des répercussions de la guerre.

Le ministère a revu à la baisse ses prévisions en matière de recettes publiques pour 2024, à 417,1 milliards de shekels, et s’attend à ce qu’elles soient inférieures de 35 milliards de shekels à ses projections de juin.

Ces dernières semaines, le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, a demandé aux députés de procéder à des ajustements et de réduire les dépenses pour 2024 non liées aux combats ou qui ne favorisent pas la croissance, afin de compenser la hausse des coûts de la guerre, tout en respectant les critères de responsabilité budgétaire.

La banque centrale craint que la manière dont le gouvernement gère l’alourdissement du poids des dépenses de sécurité ne nuise à la position d’Israël sur les marchés internationaux et n’ait un impact négatif sur les décisions des agences de notation, ce qui pourrait entraîner un renchérissement du coût de la dette.

À la mi-décembre a été adopté un budget rectificatif – pour 2023 – à hauteur de 28,9 milliards de shekels afin de couvrir les frais des combats contre le Hamas et le Hezbollah, malgré l’opposition de partis de la majorité comme de l’opposition, en raison de la présence de fonds alloués à des projets non liés à la guerre.

Ce complément de budget est destiné à augmenter les dépenses militaires et civiles, comme l’hébergement des personnes évacuées du nord et du sud, mais aussi, ce qui suscite la polémique, à abonder de centaines de millions de shekels les « fonds de coalition », fonds discrétionnaires destinés aux projets des députés et ministres.

Ce complément de budget ajoute 25,9 milliards de shekels au budget initial de 2023, pour le porter à 510,6 milliards de shekels, avant le service de la dette. A noter que 3 autres milliards de shekels seront réaffectés.

Sur les 28,9 milliards de shekels alloués à la guerre, 17 milliards de shekels serviront à financer, par exemple, l’achat d’armes et la rémunération des réservistes de Tsahal, et les 12 milliards de shekels restants, les dépenses du front intérieur.

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