La police étudie de nouvelles pistes dans le viol d’une Israélienne de 7 ans
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La police étudie de nouvelles pistes dans le viol d’une Israélienne de 7 ans

Les autorités enquêtent sur d'autres suspects palestiniens et sur un résident de l'implantation en victime, et a interrogé une possible seconde victime

Mahmoud Qadusa après sa libération de prison au checkpoint de Beitunia, en Cisjordanie, le 25 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Mahmoud Qadusa après sa libération de prison au checkpoint de Beitunia, en Cisjordanie, le 25 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La police enquête sur de nouvelles pistes dans l’affaire du viol d’une Israélienne de 7 ans après la libération du suspect palestinien Mahmoud Qadusa, qui avait été accusé du crime, a rapporté mardi la Treizième chaîne.

D’autres suspects palestiniens font désormais l’objet d’enquêtes, ainsi qu’un habitant de l’implantation où vit la fillette.

La police étudie également de nouvelles informations faisant état d’une seconde victime. La fillette, qui a déposé son témoignage à la police, n’a pas mentionné Qadusa.

Qadusa, un agent d’entretien de 46 ans dans l’école de la victime présumée, reste néanmoins suspect et les parents de la fillette ont fourni à la police davantage de preuves qui témoignent de sa culpabilité, selon la Treizième chaîne. Les parents ont donné à la police une poupée nue que Qadusa a donnée à la fillette, selon la mère, et des dessins de la petite fille désignant Qadusa comme son agresseur.

Quelques heures plus tôt, l’avocat-général de l’armée a annoncé qu’il abandonnait les charges contre Qadusa, pour manque de preuves. Son inculpation avait été vivement critiquée au regard du manque de preuves, ce que le procureur militaire, Sharon Afek, a reconnu dans un communiqué de presse annonçant l’abandon des charges.

Mahmoud Qadusa après sa libération de prison au checkpoint de Beitunia, en Cisjordanie, le 25 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le communiqué indiquait que « l’infrastructure probante sous-jacente de l’inculpation ne constitue pas, pour le le moment, une ‘chance raisonnable d’inculpation’. C’est pourquoi, légalement, les poursuites doivent être stoppées, l’inculpation retirée et Qadusa libéré ».

L’avocat du suspect a déploré le fait que son client soit resté en prison deux mois mais a salué sa libération : « mieux vaut tard que jamais ».

A son retour, Qadusa a été filmé par des journalistes israéliens alors qu’il enlaçait ses enfants et ses frères et soeurs au check-point de Beitunia. « Je suis innocent ! Je me connais. Je leur ai répété tout le temps que je ne suis pas cette personne. »

Il a assuré dans une interview téléphonique accordée au radiodiffuseur Kan qu’il n’avait jamais rencontré la victime présumée et « que quelqu’un était derrière et lui a dit de m’identifier [comme le violeur] ».

« Pendant sept ans, j’ai travaillé dans cette ville », a déclaré Qadusa au sujet de l’implantation ultra-orthodoxe où le viol présumé a eu lieu. « J’ai des amis juifs là-bas. Ils me connaissent. Demandez leur ce qu’ils pensent de moi. »

Nashaf Darwish, l’avocat de Mahmoud Qadusa, un Palestinien suspecté du rapt et du viol du fillette israélienne de 7 ans, devant un tribunal miliatre de Cisjordanie, le 19 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Qadusa a déclaré Kan qu’il souhaitait que la police trouve le « vrai » coupable, et quand elle le trouvera, qu’elle « ne le mette pas en prison, qu’elle le tue ».

Lundi, un responsable proche du dossier a confirmé qu’un certain nombre de détails supplémentaires semblaient mettre encore davantage en cause le professionnalisme de l’enquête qui a été effectuée.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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