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La politique de Kushner au Moyen-Orient liée à des intérêts commerciaux ?

Le comité de surveillance s'est penché sur les investissements saoudiens dans l'entreprise du gendre de Trump après ses actions favorables

A gauche: Le conseiller principal de la Maison-Blanche, Jared Kushner, lors d'une réunion dans la salle du Cabinet à la Maison-Blanche, à Washington, le 23 octobre 2017. À droite : Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman assiste à une réunion avec le patriarche maronite chrétien du Liban, à Riyad, en Arabie saoudite, le 14 novembre 2017. (Crédit: Photos de Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images ; Fayez Nureldine/AFP/Getty Images)
A gauche: Le conseiller principal de la Maison-Blanche, Jared Kushner, lors d'une réunion dans la salle du Cabinet à la Maison-Blanche, à Washington, le 23 octobre 2017. À droite : Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman assiste à une réunion avec le patriarche maronite chrétien du Liban, à Riyad, en Arabie saoudite, le 14 novembre 2017. (Crédit: Photos de Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images ; Fayez Nureldine/AFP/Getty Images)

Une commission de la Chambre des représentants américaine a annoncé jeudi le lancement d’une enquête sur Jared Kushner au sujet d’investissements saoudiens dans sa société de capital-investissement, et pour savoir si ses liens avec le royaume avaient influencé la politique américaine au Moyen-Orient alors qu’il était conseiller principal de son beau-père, l’ancien président Donald Trump.

La représentante démocrate Carolyn Maloney de New York, qui dirige le Comité de surveillance et de réforme, a envoyé une lettre à Kushner pour demander des documents sur Affinity Partners, qu’il a créé l’année dernière. Parmi les investisseurs figurait le Fonds d’investissement public de l’Arabie saoudite, qui a placé 2 milliards de dollars dans l’entreprise de Kushner.

« Le Comité de surveillance et de réforme enquête pour savoir si vous avez fait un usage inapproprié de votre position gouvernementale pour obtenir des milliards de dollars du gouvernement saoudien et si vos intérêts financiers personnels ont influencé de manière inappropriée la politique étrangère des États-Unis », a-t-elle écrit à Kushner.

La lettre note les liens étroits entre Kushner et le puissant prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, qui préside le fonds souverain, ainsi que la décision rapportée du roi saoudien d’aller de l’avant avec l’investissement malgré les préoccupations des conseillers.

« Votre soutien aux intérêts saoudiens était inébranlable, même lorsque le Congrès et le reste du monde examinaient de près les violations des droits de l’homme commises par le pays au Yémen, le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi par des assassins saoudiens liés au prince héritier Mohammed ben Salman, et la répression de l’Arabie saoudite contre les dissidents politiques dans le pays », a accusé Maloney.

Elle a demandé à Kushner de présenter les documents d’ici le 16 juin.

La représentante démocrate Carolyn Maloney, de New York, préside une audience de la commission de surveillance et de réforme du gouvernement de la Chambre des représentants au Capitole, à Washington, le 7 octobre 2021. (Crédit : Joshua Roberts/Pool via AP)

Dans un communiqué, un porte-parole de Kushner a déclaré : « Tout en réalisant six accords de paix au Moyen-Orient, Kushner a pleinement respecté toutes les directives légales et éthiques, tant pendant qu’après son service au gouvernement. »

« Il est fier de faire partie des nombreux acteurs du secteur privé qui font progresser les liens entre les Américains, les Israéliens et les Arabes afin d’encourager la poursuite des progrès régionaux », a ajouté le porte-parole.

Le mois dernier, le Wall Street Journal a rapporté que l’Arabie saoudite prévoyait d’investir des millions dans des entreprises technologiques israéliennes via la société de Kushner.

Jeudi également, le président américain Joe Biden a décidé de se rendre en Arabie saoudite lors d’un prochain voyage qui comprendra également une étape en Israël. Joe Biden devrait rencontrer le prince héritier, le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, qu’il a autrefois considéré comme un « paria ».

Le président américain devrait inciter les Saoudiens et leurs alliés de l’OPEP à pomper davantage de pétrole dans un contexte de flambée des coûts énergétiques à l’échelle mondiale.

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