Rechercher

La première unité pédiatrique Omicron ouvre ses portes à l’hôpital Sheba

Les lits devraient être tous remplis d'ici deux semaines, indique le directeur de l'unité, qui demande aux parents de ne pas prendre à la légère le variant

Photo d'illustration : Une infirmière avec un enfant atteint par la COVID-19. (Crédit : Visivasnc via iStock by Getty Images)
Photo d'illustration : Une infirmière avec un enfant atteint par la COVID-19. (Crédit : Visivasnc via iStock by Getty Images)

Anticipant un nombre élevé d’enfants atteints par la COVID-19, les médecins viennent d’ouvrir la toute première unité pédiatrique pour les petits malades ayant attrapé le variant Omicron.

Alors que ce variant, hautement contagieux, se propage à toute vitesse dans les écoles et dans les autres lieux où les enfants se retrouvent généralement, un nombre significatif d’hospitalisations est inévitable, dit le docteur Moshe Ashkenazi, qui dirige la nouvelle unité au sein de l’hôpital Sheba.

« Omicron semble être moins virulent que les variants précédents mais le nombre élevé d’infections impliquera que des enfants seront hospitalisés », commente Ashkenazi auprès du Times of Israel, ajoutant que les chiffres qui grimpent en flèche lui ramènent en mémoire les souvenirs encore vivaces de la première vague, au début de l’année 2020.

« Pour nous, cette vague nous donne une impression de déjà vu avec ce que nous avons vécu pendant la première vague et nous nous préparons à la guerre, comme cela avait été le cas avec la première vague », déclare-t-il. « Malheureusement, les infections se propagent à une telle rapidité que je m’attends à ce que cette nouvelle unité soit remplie d’ici dix à quinze jours – et nous devrons alors en ouvrir une autre ».

Des unités de prise en charge des enfants avaient été ouvertes pendant les vagues précédentes de coronavirus mais elles étaient fermées depuis longtemps quand le variant Omicron s’est abattu sur le pays.

Cette nouvelle unité de l’hôpital Sheba, situé à Ramat Gan, près de Tel Aviv, fera intervenir des clowns pour permettre aux enfants de garder le moral. Elle proposera également quelque chose qui n’avait pas existé jusqu’à présent : Un enseignement en présentiel, qui permettra aux petits malades de ne pas prendre de retard à l’école.

« Nous avons ici, dans notre aile pédiatrique, une école avec 110 enseignants qui donnent des leçons aux enfants hospitalisés dans trois langues, en hébreu, en arabe et en anglais, et comme dans les autres unités, nous avons décidé de donner des leçons aux enfants hospitalisés dans l’unité COVID ».

Des clowns portant des équipements de protection divertissent un patient COVID-19 dans le service de soins intensifs pour les patients atteints de coronavirus au centre médical Shaare Zedek à Jérusalem, 23 novembre 2020. (AP Photo/Oded Balilty)

« Nous voulons vraiment créer un environnement où l’enseignement qui est dispensé sera le même que pour les autres enfants hospitalisés », précise-t-il.

Tandis que les petits malades du coronavirus qui restent chez eux ratent les cours, ceux qui se trouvent à l’hôpital manquent souvent plus longtemps l’école, ce qui a donné la conviction aux responsables de l’hôpital Sheba qu’il était fondamental de continuer les leçons.

Le docteur Moshe Ashkenazi, vice-directeur de l’hôpital pour enfants de l’hôpital Sheba (Autorisation : Hôpital Sheba)

Ashkenazi, vice-directeur de l’hôpital pour enfants, appelle les parents à la prudence, leur recommandant vivement de ne pas prendre à la légère la menace Omicron parce que cette souche n’entraînerait que des symptômes relativement modérés chez les enfants. Il estime, pour sa part, que la COVID longue est une réelle menace.

Il n’y a eu aucun chiffre fiable, jusqu’à présent, sur le pourcentage d’enfants ayant guéri du variant Omicron qui ont ensuite développé une COVID longue mais Ashkenazi explique que même si les symptômes plus légers d’Omicron vont main dans la main avec un taux bas de COVID longue, il pourrait y avoir de nombreux enfants susceptibles de subir ces effets postérieurs à l’infection proprement dite.

« Nous pensons, sur la base des vagues précédentes, qu’entre 7 et 10 % des enfants ont développé une COVID longue mais avec Omicron, le nombre de personnes infectées est tellement élevé que même si seulement 1 % des enfants connaissent une COVID longue, il y aura un nombre plus élevé de cas de COVID longue, chez les enfants, avec Omicron qu’avec Delta ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...