La salle du courrier de la Knesset envahie par les colis de shopping en ligne
Rechercher

La salle du courrier de la Knesset envahie par les colis de shopping en ligne

La Garde parlementaire a annoncé qu'elle ne traitera plus les colis expédiés par eBay et AliExpress dès le mois d'octobre

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Des agents de sécurité à l'entrée de la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem, le 22 août 2006. (Crédit : Pierre Terdjman/Flash90)
Des agents de sécurité à l'entrée de la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem, le 22 août 2006. (Crédit : Pierre Terdjman/Flash90)

Les députés et employés de la Knesset devront faire la queue au bureau de poste comme tout le monde après que la Garde de la Knesset a annoncé mercredi qu’elle n’inspectera plus les colis qui arrivent depuis des sites de ventes en ligne jusque dans la boite aux lettres de la Knesset.

Le shopping en ligne connaît un succès florissant en Israël, alourdissant de façon conséquente les services postaux. Mais la Knesset est un cas particulier, parce que tous les colis doivent être fouillés pour être sûr qu’ils ne contiennent pas de bombes ou d’autres menaces.

« Récemment, il y a eu une augmentation conséquente de livraison de colis postaux personnels à la Knesset, de la part de sites tels qu’eBay ou Ali Express. La gestion de ces arrivages est un fardeau pour les agents de sécurité de la Knesset. »

À compter du 31 octobre, la Knesset renverra tous les objets expédiés par ces deux géants du shopping, a annoncé la Garde de la Knesset.

Ce délai de 3 mois est prévu pour laisser le temps aux commandes déjà passées d’arriver depuis l’étranger, a indiqué l’unité de protection des membres et du bâtiment de la Knesset.

« Cette lettre me choque, parce qu’en 11 ans à la Knesset, j’ai plusieurs fois commandé des choses de l’étranger, et cela ne m’est jamais venu à l’esprit de les faire livrer à la Knesset », a réagi la députée de l’Union sioniste Shelly Yachimovich, qui a partagé la lettre sur les réseaux sociaux.

« C’est de la folie », a-t-elle ajouté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...