La ville de Yerucham dans le sud veut devenir un centre de production de vaccins
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La ville de Yerucham dans le sud veut devenir un centre de production de vaccins

La maire Tal Ohana espère que la première usine de fabrication de vaccins d'Israël sera installée dans sa ville en partenariat avec un acteur international

Photo illustrative d'un homme se faisant vacciner à Safed, dans le nord d'Israël, le 6 novembre 2018. (David Cohen/Flash90)
Photo illustrative d'un homme se faisant vacciner à Safed, dans le nord d'Israël, le 6 novembre 2018. (David Cohen/Flash90)

La ville de Yerucham, dans le sud d’Israël, espère devenir le siège de la première usine de fabrication de vaccins du pays, et appelle les entreprises internationales à créer une entreprise commune sur place, en les attirant avec une subvention du gouvernement et la main-d’œuvre qualifiée d’une usine locale de fabrication de médicaments.

Cette initiative intervient après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait soutenu une initiative du ministère de la Santé au début du mois pour mettre en place une usine de fabrication de vaccins en Israël.

En décembre, le ministre de la Santé Yaakov Litzman a déclaré qu’Israël devrait créer une usine pour produire des vaccins, compte tenu de la pénurie de ceux-ci en période de besoin. Le sujet est devenu encore plus urgent depuis la propagation du coronavirus, qui a vu plus de 1 300 patients mourir en Chine, alors que les autorités du monde entier s’efforcent de trouver des moyens de guérir et de contenir la maladie.

« L’industrie mondiale des vaccins est concentrée et limitée », a écrit M. Litzman dans une lettre à M. Netanyahu, lui demandant de soutenir l’initiative de création d’une usine locale de vaccins qui combattraient indépendamment la grippe, et éventuellement d’autres virus, selon le site d’information en hébreu Ynet.

Tal Ohana, maire de Yerucham. (Autorisation)

« À la lumière de l’initiative du ministre de la Santé et du Premier ministre de créer une usine de fabrication de vaccins en Israël, j’ai travaillé avec les régulateurs des différents ministères pour que cela se réalise à Yerucham », a déclaré la maire Tal Ohana au Times of Israel.

Yerucham, à 120 kilomètres au sud de Tel Aviv, est économiquement défavorisée depuis des années, luttant contre un taux de chômage élevé et une image ternie. Depuis son arrivée à la municipalité en novembre 2018, Ohana tente de redorer l’image de la ville en l’orientant vers de nouvelles directions, comme le cannabis médical, et en promouvant les industries technologiques à hauts salaires, comme la recherche et le développement pharmaceutique.

La ville abrite déjà un centre de R&D du fabricant international de médicaments génériques Perrigo Co. Et Yerucham sera le site du premier incubateur de cannabis médical d’Israël, le gouvernement allouant à cette initiative un montant estimé à 150 millions de shekels (37,5 millions de d’euros) sur les cinq prochaines années.

« Mon objectif est de mettre en place une usine de fabrication de vaccins qui sera orientée vers l’exportation vers les marchés voisins, et qui assurera un approvisionnement régulier en vaccins pour la population israélienne », a-t-elle déclaré.

Yerucham est considéré comme une zone de priorité nationale pour les investissements par le gouvernement, qui permet l’attribution de terrains sans appel d’offres et accorde des subventions à hauteur de 90 % des coûts de développement des sites à des fins industrielles. Les usines installées dans la ville peuvent bénéficier de subventions d’environ 100 millions de shekels (25 millions d’euros), a déclaré Mme Ohana, ainsi que d’un assouplissement de la réglementation pour garantir leur succès.

« Nous recherchons maintenant une société internationale spécialisée dans les vaccins pour créer une entreprise commune au niveau local », a déclaré Mme Ohana. « Il y a un mois et demi, j’ai approché Perrigo à ce sujet, et la firme a dit qu’elle serait heureuse d’aider à trouver un partenaire international pour le projet. Grâce à l’usine Perrigo qui fonctionne sur place, nous disposons d’une population hautement qualifiée qui pourrait également être employée dans la nouvelle usine de vaccins. »

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