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L’AP ouvre son nouveau bureau à Gaza, remplaçant celui détruit par Israël en 2021

"L'équipe résiliente de Gaza n'a jamais flanché", dit la présidente de l'Associated Press ; le Hamas opérait depuis les bureaux de l'agence de presse dans le bâtiment Al-Jalaa

De la fumée s'élève de la tour Al-Jalaa dans la ville de Gaza, qui abritait des appartements et plusieurs agences de presse, dont l'Associated Press et Al Jazeera, après une frappe aérienne israélienne, le 15 mai 2021. (Atia Mohammed/Flash90)
De la fumée s'élève de la tour Al-Jalaa dans la ville de Gaza, qui abritait des appartements et plusieurs agences de presse, dont l'Associated Press et Al Jazeera, après une frappe aérienne israélienne, le 15 mai 2021. (Atia Mohammed/Flash90)

JTA – Des cadres supérieurs de l’Associated Press (AP)ont inauguré les nouveaux bureaux de l’agence de presse dans la bande de Gaza, plus d’un an après qu’Israël a donné au personnel de l’AP un préavis d’une heure pour quitter les lieux avant de bombarder le bâtiment qui, selon lui, abritait également une unité de renseignement du Hamas.

La présence de Daisy Veerasingham, présidente de l’AP, et de Julie Pace, rédactrice en chef, pour l’inauguration des nouveaux locaux, mardi, témoigne de l’importance que l’agence attache à la réouverture de ce bureau. Israël est actuellement soumis à une enquête approfondie sur son traitement des médias internationaux, après la mort par balles, en mai, d’une célèbre journaliste américaine d’origine palestinienne.

« L’équipe résiliente de l’AP à Gaza n’a jamais tremblé, même pendant les instants où nos bureaux ont été détruits ou dans les semaines qui ont suivi », a déclaré M. Veerasingham dans un communiqué. « L’Associated Press opère à Gaza depuis plus d’un demi-siècle et reste déterminée à raconter l’histoire de Gaza et de ses habitants. »

Cette réouverture intervient après que de multiples organes de presse, dont l’Associated Press, ont publié des analyses imputant aux troupes israéliennes la mort de la journaliste d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh, abattue alors qu’elle couvrait un raid israélien à Jénine. Lundi, le département d’État a déclaré que les troupes israéliennes étaient les auteurs des tireurs, mais a également affirmé que la mort de la journaliste n’était pas intentionnelle.

L’année dernière, pendant le conflit entre Israël et Gaza, Israël a bombardé la tour Al-Jalaa, un immeuble de 12 étages situé dans la ville de Gaza et connu comme un centre pour les journalistes couvrant la région, dont certains travaillent pour l’AP et Al Jazeera. Une heure avant l’attaque, des responsables de Tsahal ont demandé aux journalistes de quitter l’immeuble.

Les responsables israéliens ont déclaré que le Hamas opérait à partir de la tour.

Dans son dernier communiqué, l’AP a déclaré qu’Israël n’avait jamais fourni de preuves quant à la présence du Hamas dans l’immeuble.

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