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Lapid et Nehammer signent un accord stratégique et discutent de la menace iranienne

Lapid à son homologue autrichien l'importance de s'opposer à l'accord nucléaire iranien de 2015 ; ils discutent sur la lutte contre l'antisémitisme et la mémoire de la Shoah

Le Premier ministre Yair Lapid, à droite, rencontre le chancelier autrichien Karl Nehammer à Tel Aviv, le 12 juillet 2022. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Yair Lapid, à droite, rencontre le chancelier autrichien Karl Nehammer à Tel Aviv, le 12 juillet 2022. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le Premier ministre Yair Lapid a rencontré mardi le chancelier autrichien Karl Nehammer en visite en Israël. Ils ont signé un accord de collaboration sur la sécurité, la pandémie de COVID, le tourisme et d’autres domaines, a annoncé le cabinet du Premier ministre dans un communiqué.

Les deux dirigeants se sont d’abord rencontrés en privé, puis ont tenu un forum plus large auquel se sont joints leurs collaborateurs au sein du cabinet du Premier ministre dans le complexe militaire de la Kirya à Tel Aviv.

Ils ont signé un « partenariat stratégique global » portant sur « la sécurité, les questions cyber, la santé et la réponse aux pandémies, le tourisme, l’action contre la crise climatique, le commerce et bien d’autres domaines ».

Les discussions ont également porté sur « les défis sécuritaires ainsi que les questions régionales à l’ordre du jour, notamment la menace iranienne. »

Lapid « a insisté sur l’importance de la sensibilisation internationale à l’encontre de l’accord et sur les préoccupations concernant la poursuite du programme nucléaire iranien », indique le communiqué en référence au Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) signé entre l’Iran et les puissances mondiales en 2015. Ils ont également discuté de la guerre en cours en Ukraine, envahie par la Russie en février.

Le renforcement des mesures conjointes entre les pays « dans la lutte contre l’antisémitisme et dans les mesures visant à préserver la mémoire de la Shoah était également à l’ordre du jour. »

Le Premier ministre Yair Lapid reçoit le chancelier autrichien Karl Nehammer, le 12 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Lapid, qui a assumé la fonction de Premier ministre au début du mois en vertu d’un accord de rotation avec le désormais Premier ministre suppléant, le député Naftali Bennett, a déclaré que le moment le plus émouvant pour lui au cours de l’année écoulée avait été sa rencontre avec Nehammer dans l’ancien camp de concentration de Mauthausen, dirigé par les nazis, en Pologne.

« Vous m’avez dit qu’au nom du peuple autrichien, vous vous excusiez pour le meurtre de mon grand-père qui est mort là-bas », a confié Lapid avant de dire à Nehammer qu’il le considérait comme « un véritable ami de l’État d’Israël et le remerciait pour son soutien à Israël tant au sein de l’Union européenne que dans l’arène multilatérale. »

Lapid, qui occupait le poste de ministre des Affaires étrangères, est devenu Premier ministre après la dissolution de la Knesset. Le mois dernier, Bennett et Lapid ont annoncé leur intention de dissoudre le Parlement, leur coalition de huit partis n’étant plus en mesure de fonctionner après la défection de plusieurs législateurs à la suite desquelles ils se sont retrouvés en minorité à la Knesset.

Le Premier ministre Yair Lapid reçoit le chancelier autrichien Karl Nehammer, Tel Aviv, le 12 juillet 2022 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

L’accord nucléaire du JCPOA a permis à l’Iran de bénéficier d’un allègement des sanctions en échange de restrictions sur son programme nucléaire afin de l’empêcher d’obtenir l’arme atomique.

Après que l’administration Trump a retiré les États-Unis de l’accord en 2018 et réimposé des sanctions sévères, l’Iran a répondu en abandonnant un grand nombre de ses propres engagements. Il a depuis accéléré son programme nucléaire, en particulier l’enrichissement d’uranium.

Les pourparlers visant à sauver le JCPOA en faisant revenir les États-Unis dans l’accord sont au point mort. Israël s’oppose à l’accord qui, selon lui, n’est pas suffisamment contraignant pour empêcher l’Iran de devenir un État nucléaire.

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