L’Argentine établit une journée de commémoration pour l’attentat à l’ambassade israélienne
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L’Argentine établit une journée de commémoration pour l’attentat à l’ambassade israélienne

Une nouvelle loi adoptée par le Sénat demande aussi des activités éducatives "pour sensibiliser aux conséquences du terrorisme international"

La place Embajada de Israel de Buenos Aires, où se situait l'ancienne ambassade d'Israël en Argentine. (Crédit : Ilan Ben Zion/Times of Israël)
La place Embajada de Israel de Buenos Aires, où se situait l'ancienne ambassade d'Israël en Argentine. (Crédit : Ilan Ben Zion/Times of Israël)

BUENOS AIRES, Argentine – Le Sénat argentin a adopté une loi définissant une journée annuelle de commémoration en souvenir de l’attentat terroriste commis en 1992 contre l’ambassade israélienne à Buenos Aires.

La loi qui a été adoptée à l’unanimité par la Chambre haute du Parlement mercredi appelle également à la mise en place d’une semaine d’événements entourant la journée du 17 mars – choisie pour la commémoration – pour sensibiliser sur les conséquences du terrorisme mondial.

L’explosion à la bombe qui avait eu lieu ce jour-là, il y a 25 ans, avait fait 29 morts et blessé des centaines de personnes. Le bâtiment avait été détruit.

La nouvelle loi établit la « journée de la mémoire et de la solidarité avec les victimes de l’attentat contre l’ambassade d’Israël ».

Elle appelle à des activités dans les écoles à travers tout le pays coordonnées avec le ministère de l’Education « pour sensibiliser sur les conséquences du terrorisme international et en faveur de la paix et de la non-violence ».

Les arbres de la Plaza qui abrite l’Ambassade d’Israël à Buenos Aires, en Argentine, plantés en mémoire des personnes tuées dans l’attentat de l’ambassade en 1992. (Crédit : NYC2TLV/CC-BY/Wikimedia Commons)

« Vingt-cinq ans après un attentat si terrible, c’est une responsabilité sociale et éthique, un impératif contre l’oubli et un engagement envers l’unité contre le terrorisme international », dit la législation, ajoutant que « les écoles sont un lieu central pour le développement de la mémoire et pour éviter de sombrer dans l’oubli. Nous comprenons que, dans un moment convulsif comme celui que nous sommes en train de vivre au niveau international, où nous lisons des informations quotidiennes sur des actes terroristes commis dans différentes parties du globe, ce projet acquiert un rôle central dans la défense de la vie, des liens communautaires et des droits de l’Homme ».

Au mois de juin 2011, le Parlement argentin a statué à l’unanimité que les proches des victimes de l’attentat seraient indemnisées par l’état.

Selon les termes de cette loi, les familles recevaient 225 000 dollars dans le cas d’un décès et 158 000 dollars dans le cas d’une blessure grave, pour un total de 400 millions de dollars versés par le gouvernement.

L’Argentine a également subi une deuxième attaque terroriste contre le centre juif de l’AMIA de Buenos Aires, le 18 juillet 1994, qui avait tué 85 personnes et blessé des centaines d’autres. Les auteurs de ces crimes n’ont jamais été retrouvés. Le Hezbollah est soupçonné, tandis que le procureur spécial chargé d’enquêter sur cet attentat, Alberto Nisman, a été retrouvé mort à son domicile quelques heures avant de présenter des preuves accusant Cristina Fernandez Kirchner.

La Plaza Embajada, le site qui abritait l’Ambassade d’Israël à Buenos Aires, en Argentine. (Crédit : Ilan Ben Zion/Times of Israel)
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