L’armée israélienne tire un missile Patriot vers un drone en provenance de Syrie
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L’armée israélienne tire un missile Patriot vers un drone en provenance de Syrie

L'armée israélienne a plus tard fait savoir aux habitants du nord d'Israël qu'ils pouvaient reprendre leurs activités

Illustration d'un tir de missile Patriot (Crédit : armée de l'air israélienne)
Illustration d'un tir de missile Patriot (Crédit : armée de l'air israélienne)

L’armée israélienne a annoncé que les sirènes d’alerte annonçant l’arrivée de roquettes ont été entendues, mercredi après-midi, dans la vallée du Jourdain et sur le plateau du Golan, car elle a procédé à un tir de missile Patriot pour intercepter un drone en provenance de Syrie.

« L’engin qui a pénétré dans l’espace aérien israélien, a été identifié comme une menace par la défense antiaérienne qui l’a abattu », a précisé l’armée dans un communiqué.

L’armée a ajouté que le tir de ce missile Patriot avait donc activé les sirènes d’alerte à la roquette dans les communautés résidentielles du plateau du Golan et de la vallée du Jourdain.

L’armée a plus tard ordonné à tous les bateaux de libérer la mer de Galilée afin que les forces puissent récupérer les débris du drone. Elle les a ensuite récupérés.

L’armée a déclaré que le drone en provenance de Syrie qu’elle a abattu à 10 kilomètres à l’intérieur d’Israël était sous « contrôle opérationnel total » dès le moment où il a été repéré.

Un communiqué de l’armée israélienne indique qu’elle a attendu avant de lancer le missile Patriot sur le drone afin d’effectuer un certain nombre d' »actions défensives pour prévenir l’escalade » et jusqu’à ce que des « conditions optimales » soient réunies.

Dans son communiqué, l’armée dit également s’attendre à une « violation éventuelle de la souveraineté » sur le plateau du Golan à la suite des combats dans la région, ajoutant que cela ne saurait justifier une quelconque violation de l’accord de cessez-le-feu de 1974 le long de la frontière syrienne.

Depuis quelques semaines, Israël est en alerte, après l’offensive déclenchée le 19 juin par Bachar al-Assad et ses alliés en vue de reprendre les zones rebelles dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie.

L’armée israélienne a annoncé début juillet avoir renforcé ses troupes sur la partie israélienne du plateau du Golan.

Le communiqué précise que « la politique de non-intervention dans le conflit syrien reste inchangée tant que la souveraineté israélienne n’est pas remise en cause ou que ses citoyens ne sont pas menacés ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répété à de nombreuses reprises qu’Israël ne laisserait pas l’Iran, considéré comme l’ennemi numéro un de l’Etat hébreu, s’implanter en Syrie voisine à ses frontières.

L’Iran et le mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah soutiennent le régime du président syrien, également aidé par la Russie.

Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit, Israël a frappé à plusieurs reprises le territoire syrien, notamment contre des convois d’armes destinées, au Hezbollah libanais, allié du régime syrien et ennemi de l’Etat hébreu.

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