Le BNVCA accuse une professeure de Sciences Po d’être pro-BDS
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Le BNVCA accuse une professeure de Sciences Po d’être pro-BDS

Elisabeth Marteu, professeure à Sciences Po, docteure en science politique et spécialiste du Proche-Orient, est accusée d'avoir exprimé des propos pro-BDS lors d'une conférence

Dans un communiqué, le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) a accusé une professeure de s’être exprimée en faveur du mouvement BDS, pour le boycott d’Israël.

Le 23 avril dernier, l’association Jeunes IHEDN organisait une web conférence portant sur le « Conflit israélo-arabe, rétrospective et perspective ». Lors de celle-ci, à laquelle participait de futurs jeunes cadres et décideurs, Elisabeth Marteu, professeure à Sciences Po, docteure en science politique et spécialiste du Proche-Orient, aurait exprimé des propos pro-BDS après son analyse sur la géopolitique du Moyen-Orient, et notamment sur les Accords d’Abraham.

Selon le BNVCA, saisi par des participants à la conférence, elle a salué « l’intéressante approche de BDS sur l’apartheid israélien » et répondu : « Je ne reprends que ce que dit BDS, il y aurait un apartheid israélien », après une question sur le sujet.

« Une triste réponse, qui marque l’abandon de la posture universitaire », écrit le BNVCA, qui « découvre avec effroi comment se propage le virus mortel qui alimente la haine de l’État hébreu au plus niveau de l’État, lors de formations qui reprennent, sans autre examen, la propagande de BDS ».

« Rappelons que BDS est poursuivi d’une part pour ses appels au boycott, un délit prévu et réprimé par notre législation, d’autre part pour son incitation à la haine d’Israël liée à une propagande mensongère », a ajouté l’association, qui annonce avoir saisi le ministre de l’Éducation nationale « afin de l’alerter sur cette dérive malsaine », ainsi que l’association Jeunes IHEDN et la direction de Sciences Po.

Le BNVCA réclame des mesures contre la professeure « qui n’a pas su respecter son devoir de neutralité et de réserve » et demande un « droit de réponse, c’est-à-dire l’accès à une conférence de Jeunes IHEDN afin de rétablir quelques faits ».

« Une enceinte universitaire de recherche et d’études doit pouvoir savoir se remettre en cause, surtout face à une propagande qui incite à l’acte anti-juif et a déjà tué ici même en France au prétexte fallacieux de ‘venger les enfants palestiniens’ », conclut le BNVCA.

Contactée, la professeure n’a pas donné suite.

Le 12 avril dernier, des tags antisémites ont été retrouvés peints sur le fronton de Sciences Po Paris. Une étoile de David barrée ainsi que les inscriptions « Mort à Israël » et « Kouffar » (« mécréants » en arabe) avaient été marquées à la bombe de peinture noire.

La direction de Sciences Po et l’UEJF avaient alors annoncé leur intention de déposer plainte. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal avait dénoncé ces dégradations dans un tweet.

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