Le camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau
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Le camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau

Le camp est le symbole du génocide juif, pour avoir été la plus grande usine de la mort créée par les nazis allemands pendant la Seconde Guerre mondiale

Vebeke, le négationniste flamand nie l’utilisation des chambres à gaz d'Auschwitz pour l'extermination des juifs. Ici, l'inscription allemande tristement célèbre : "Le travail rend libre" à la porte principale du camp d'extermination d'Auschwitz I, le 15 novembre 2014 à Oswiecim, en Pologne. (Christopher Furlong/Getty Images via JTA/File)
Vebeke, le négationniste flamand nie l’utilisation des chambres à gaz d'Auschwitz pour l'extermination des juifs. Ici, l'inscription allemande tristement célèbre : "Le travail rend libre" à la porte principale du camp d'extermination d'Auschwitz I, le 15 novembre 2014 à Oswiecim, en Pologne. (Christopher Furlong/Getty Images via JTA/File)

Le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau que la chancelière allemande Angela Merkel visite vendredi est le symbole du génocide juif, pour avoir été la plus grande usine de la mort créée par les nazis allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le nombre exact des victimes n’est pas connu avec certitude. Mais les historiens estiment à environ 1 100 000 celui des morts, hommes, femmes et enfants, entre 1940 à 1945, dont environ un million de Juifs.

Les autres victimes furent surtout des Polonais non-juifs, des Tziganes et des prisonniers soviétiques.

Le camp d’Auschwitz, situé dans la ville polonaise d’Oswiecim, à 50 km à l’ouest de Cracovie (sud), est distant de trois kilomètres de celui de Birkenau. Ce dernier, construit par l’Allemagne d’Hitler à partir de 1941, est devenu en 1942 le principal lieu d’extermination des Juifs dans le cadre de « la solution finale » nazie. Il abritait quatre chambres à gaz et quatre fours crématoires.

L’intérieur de la « Chambre des preuves » à la Biennale de l’architecture de Venise, avec des répliques d’une colonne de gaz d’Auschwitz, une trappe anti-gaz et d’une porte anti-gaz. (Fred Hunsberger / JTA)

Les Juifs, qui arrivaient à Birkenau par le train dans des wagons à bestiaux, étaient pour la plupart dirigés directement vers les chambres à gaz, à l’issue d’une « sélection » effectuée sur la rampe d’arrivée.

Seuls ceux en état de travailler comme esclaves étaient provisoirement laissés en vie.

Des juifs hongrois sur la Judenrampe (la rampe à Juif) après être descendus des trains pour Auschwitz-Birkenau, en mai 1944. (Crédit : album photo d’Auschwitz)

Le 27 janvier 1945, 7 500 prisonniers restant encore dans le camp ont été libérés par l’Armée rouge.

Avant leur fuite, les nazis avaient pris soin de détruire leur sinistre usine et nombre de bâtiments de ce complexe de 42 km2 qui comprenait trois camps, en partie construits par leurs prisonniers.

Depuis 1947, ce site, symbole de la plus grande barbarie humaine, est classé monument national polonais et accueille un musée, Auschwitz-Birkenau, sous tutelle d’un comité international. Le site est également inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

A la demande du gouvernement polonais, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a approuvé en 2007 une modification du nom officiel d’Auschwitz, appelé désormais « Auschwitz-Birkenau, camp allemand nazi de concentration et d’extermination (1940-1945) ».

Varsovie avait réclamé ce changement pour combattre la présence dans les médias étrangers d’expressions telles que « camps de concentration polonais » pour désigner les camps construits par les nazis sur le territoire de la Pologne occupée.

De telles erreurs continuent cependant à se produire de temps en temps, suscitant de fermes protestations de la diplomatie et des autorités polonaises.

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