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Les élections législatives auront lieu le 27 octobre

Le scrutin se tiendra à la date prévue, une première en 40 ans ; Le gouvernement de Benjamin Netanyahu devient également la première administration israélienne à achever son terme depuis 50 ans

Un homme ultra-orthodoxe dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote le matin des élections municipales, à Bnei Brak, le 27 février 2024. (Chaim Goldberg/Flash90/Fichier)
Un homme ultra-orthodoxe dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote le matin des élections municipales, à Bnei Brak, le 27 février 2024. (Chaim Goldberg/Flash90/Fichier)

Les prochaines élections législatives israéliennes se tiendront le 27 octobre, a annoncé dimanche le Parlement.

La Knesset doit achever son mandat le 17 juillet, permettant à la coalition au pouvoir d’aller jusqu’au bout de ses quatre ans, pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Le vote sera en effet le premier à se tenir à la date prévue en 40 ans, et le gouvernement de Netanyahu le premier à aller jusqu’au bout de son mandat en l’espace de 50 ans.

Les prochaines élections seront donc les premières à se tenir à la date prévue en Israël depuis 1988, et l’actuel gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le premier gouvernement israélien à achever son mandat complet depuis 1973.

« La législature actuelle étant appelée à aller jusqu’au terme de son mandat et les élections étant déjà fixées par la loi au 27 octobre, sans qu’il soit envisagé d’écourter le mandat de la Knesset, il n’est pas nécessaire d’adopter une ‘loi de dissolution’ de la Knesset », a affirmé la conseillère juridique de Parlement Sagit Afik, selon un communiqué.

Ce scrutin sera le premier organisé depuis le massacre sans précédent du mouvement terroriste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza et a ouvert d’autres fronts contre Israël dans la région.

La Knesset sera dissoute automatiquement le 17 juillet, selon Mme Afik.

Agé de 76 ans, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat.

Les derniers sondages montrent toutefois qu’une majorité d’Israéliens souhaitent son départ. L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot semble désormais être son principal rival.

La colère suscitée par les défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre reste vive et continue de peser sur la popularité de Benjamin Netanyahu.

L’opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de « victoire totale » sur le Hamas et le Hezbollah libanais pro-iranien et d’avoir été tenu à l’écart des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le protocole d’accord conclu ayant été jugé par beaucoup défavorable aux intérêts israéliens.

Ces derniers jours, son gouvernement, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, s’est employé à faire adopter une série de projets de loi afin de consolider sa majorité et d’aborder les élections en position de force.

L’actuel gouvernement, le 37e d’Israël, a été formé le 29 décembre 2022, à l’issue de la chute du gouvernement Naftali Bennett-Yair Lapid. Composé du parti Likud de Netanyahu ainsi que de plusieurs partis ultra-orthodoxes et de partis d’extrême droite, il est considéré comme le plus radical à avoir jamais gouverné le pays.

Une photo de groupe du 37e gouvernement d’Israël, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 29 décembre 2022. (Crédit : Avi Ohayon/Bureau de presse gouvernemental)

Il a été menacé d’effondrement à plusieurs reprises, principalement en raison de ses tentatives pour légiférer au sujet des exemptions de service militaire longtemps accordées aux hommes ultra-orthodoxes – des tentatives controversées même au sein de la coalition.

En outre, des partis d’extrême droite ont menacé à plusieurs reprises de faire chuter le gouvernement lors de la guerre à Gaza, en opposition aux accords de cessez-le-feu et de libération d’otages avec le Hamas.

Selon les sondages, si des élections avaient lieu aujourd’hui, Netanyahu et ses alliés seraient loin de réunir la majorité à la Knesset, qui compte 120 sièges, le bloc d’opposition sioniste – une alliance anti-Netanyahu qui exclut les partis à majorité arabe et ultra-orthodoxes – frôlant lui-même la majorité.

Les principaux rivaux de Netanyahu pour le poste de Premier ministre sont l’ancien général et chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, et l’ex-Premier ministre Bennett, qui dirige le parti Beyahad (NDLT : Ensemble).

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