Le chef de la diplomatie iranienne à Damas avant des pourparlers sur la Syrie
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Le chef de la diplomatie iranienne à Damas avant des pourparlers sur la Syrie

Le président Bachar al-Assad et le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif ont évoqué "l'importance des contacts entre Damas et Téhéran pour une coordination continue"

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif durant une rencontre avec son homologue russe à Moscou, le 28 avril 2018 (Crédit :  / AFP PHOTO / Alexander NEMENOV
Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif durant une rencontre avec son homologue russe à Moscou, le 28 avril 2018 (Crédit : / AFP PHOTO / Alexander NEMENOV

Le président Bachar al-Assad a reçu mardi à Damas le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif pour évoquer les prochains pourparlers de paix sur la Syrie, prévus fin avril dans la capitale du Kazakhstan.

En plus de la Russie, l’Iran est un des grands alliés du pouvoir de Bachar al-Assad, dans la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011. Les deux puissances parrainent avec la Turquie, qui appuie les rebelles, le processus dit d’Astana, lancé pour trouver une issue au conflit.

Une nouvelle session de pourparlers est prévue les 25 et 26 avril dans la capitale du Kazakhstan, Astana, récemment rebaptisée Nur-Sultan.

MM. Assad et Zarif ont discuté de ce prochain cycle de négociations, et « de l’importance des contacts entre Damas et Téhéran pour une coordination continue (…) entre les deux pays ».

Les deux hommes ont dénoncé « la guerre et le terrorisme économique » menés par les pays occidentaux, « Etats-Unis en tête », contre « ceux qui ne partagent pas leurs points de vue sur certains dossiers régionaux ».

Damas et Téhéran subissent de plein fouet l’impact des sanctions économiques américaines. La Syrie connait depuis plusieurs jours une grave pénurie d’essence, imputée par le pouvoir syrien à ces sanctions.

Après une rencontre avec son homologue syrien Walid Mouallem, M. Zarif a évoqué devant les journalistes le cas d’Idleb, grand bastion jihadiste dans le nord-ouest syrien qui échappe au pouvoir d’Assad.

Dominée par l’organisation Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d’Al-Qaïda), la région d’Idleb avait fait l’objet en septembre d’un accord entre la Turquie et Moscou, ayant permis d’empêcher une offensive de l’armée syrienne.

L’accord visait à créer une « zone démilitarisée » séparant les secteurs insurgés des zones gouvernementales attenantes. Mais l’initiative n’a été que partiellement appliquée face au refus des jihadistes de se retirer de la future zone tampon.

M. Zarif a estimé mardi que les « garants » du processus d’Astana « devaient respecter les engagements liés au dossier d’Idleb », précisant que la questions le plus importante restait « le désarmement des groupes terroristes et leur départ d’Idleb », selon le quotidien pro-étatique Al-Watan.

M. Zarif, arrivé mardi à Damas, est attendu ensuite en Turquie, selon ses services.

Depuis la conclusion de l’accord russo-turc, le régime n’a pas cessé de mener des frappes contre Idleb et ses environs. D’abord sporadiques, ces bombardements se sont intensifiés à partir de février.

La guerre en Syrie s’est complexifiée au fil des ans, avec l’implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères. Le conflit a tué plus de 370.000 personnes.

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