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Le Chef d’état-major américain : Israël ne reçoit pas toutes les armes qu’il demande

Selon Charles Brown Jr, certaines armes ne peuvent pas être fournies par Washington ; son porte-parole nie tout changement de politique

Un C-17 américain chargé de caisses de munitions américaines destinées à Israël, sur la base aérienne de Nevatim, dans le désert israélien, le 13 octobre 2023. (Crédit : Lolita Baldor/AP)
Un C-17 américain chargé de caisses de munitions américaines destinées à Israël, sur la base aérienne de Nevatim, dans le désert israélien, le 13 octobre 2023. (Crédit : Lolita Baldor/AP)

Le plus haut responsable militaire américain a indiqué jeudi qu’une des raisons pour lesquelles Israel n’avait pas reçu toutes les armes qu’il avait demandées était que certaines d’entre elles risquaient d’affecter l’état de préparation de l’armée américaine et qu’il y avait des limites à sa capacité.

L’aide militaire annuelle de Washington à Israël, son allié de longue date, s’élève à 3,8 milliards de dollars. Les États-Unis ont fourni à Israël des systèmes de défense aérienne d’urgence et des munitions, mais le soutien indéfectible de l’administration Biden à Israël, qui lui donne, selon eux, un sentiment d’impunité, a été critiqué par nombre de Démocrates et de groupes arabo-américains.

« Bien que nous leur ayons fourni des capacités, ils n’ont pas reçu tout ce qu’ils ont demandé », a affirmé le général Charles Q. Brown Jr, Chef d’état-major des armées.

« Cela s’explique en partie par le fait que certaines demandes concernent des équipements que nous n’avons pas la capacité de fournir ou que nous ne sommes pas disposés à fournir, pas pour le moment », a précisé Brown lors d’un événement organisé par le Defense Writers Group.

Un porte-parole de Brown a indiqué plus tard dans la journée de jeudi que les mesures qu’il avait décrites faisaient partie des « pratiques habituelles avant de fournir une assistance militaire à l’un de nos alliés ou partenaires ».

« Nous procédons à l’évaluation des stocks américains et de tout impact éventuel sur notre propre état de préparation afin de déterminer notre capacité à fournir l’aide demandée », a déclaré le capitaine de vaisseau Jereal Dorsey dans un communiqué. « Il n’y a aucun changement dans la politique américaine. Les États-Unis continuent de fournir une assistance en matière de sécurité à notre allié Israël qui se défend contre le Hamas. »

Le Président américain Joe Biden, la Première dame Jill Biden, le secrétaire à la Défense Lloyd Austin et le Chef d’état-major des armées Charles Brown Jr. assistent au transfert dans la dignité des dépouilles de trois militaires américains tués lors de l’attaque par drone de l’avant-poste militaire américain en Jordanie, à la base aérienne de Dover à Dover, Delaware, le 2 février 2024. (Crédit : Roberto Schmidt / AFP)

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a rencontré le ministre de la Défense Yoav Gallant à Washington en début de semaine et le Pentagone a déclaré que l’assistance à la sécurité d’Israël avait été discutée.

« Il s’agit d’un dialogue permanent », a ajouté M. Brown.

Le président américain Joe Biden a déclaré au début du mois qu’il n’interromprait pas les livraisons d’armes défensives telles que les missiles de défense antiaérienne du Dôme de fer, mais il a semblé laisser ouverte la possibilité de refuser les livraisons d’armes offensives.

L’administration Biden s’est montrée de plus en plus ouvertement critique à l’égard d’Israël ces dernières semaines, à mesure que la guerre à Gaza se prolongeait, menaçant de ne pas soutenir le pays s’il se lançait dans une invasion à grande échelle de la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, dernier grand bastion du Hamas.

À l’approche des élections de novembre, le parti Démocrate de Joe Biden tente de paraître moins pro-israélien dans l’espoir d’attirer les électeurs qui sont mécontents du soutien apporté jusqu’à présent à Tsahal.

Des Palestiniens près d’une voiture qui a été touchée par une frappe aérienne israélienne, dans la ville de Jénine en Cisjordanie, le 20 mars 2024. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

La guerre a éclaté le 7 octobre lorsque des milliers de terroristes du groupe palestinien du Hamas ont déferlé sur le sud d’Israël, tuant près de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et prenant 253 otages qu’ils ont emmenés dans la bande de Gaza.

Israël a juré d’éliminer le groupe terroriste pour se défendre, mais Washington et d’autres pays ont réagi au nombre élevé de civils tués et à la famine qui sévit dans l’enclave assiégée.

Plus de 32 000 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, selon le Hamas, qui ne fait pas de distinction entre civils et terroristes. Selon Israël, au moins 13 000 d’entre eux sont des membres de groupes terroristes.

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