Israël en guerre - Jour 257

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Le co-créateur de « Fauda » avait trouvé invraisemblable l’idée d’un assaut du Hamas

Quand Avi Issacharoff, analyste du Moyen-Orient et scénariste, avait découvert un script évoquant une invasion transfrontalière du groupe terroriste, il avait raillé l'idée

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Sur cette photo du 30 mai 2019, les cocréateurs de l'émission télévisée à succès israélienne 'Fauda' Avi Issacharoff, à gauche, qui est également l'analyste des affaires arabes du Times of Israel, et Lior Raz posent pour une photo à Tel Aviv, en Israël. (AP Photo/Oded Balilty)
Sur cette photo du 30 mai 2019, les cocréateurs de l'émission télévisée à succès israélienne 'Fauda' Avi Issacharoff, à gauche, qui est également l'analyste des affaires arabes du Times of Israel, et Lior Raz posent pour une photo à Tel Aviv, en Israël. (AP Photo/Oded Balilty)

Dans un entretien accordé la semaine dernière au site d’information The Times of London, le cocréateur de « Fauda », Avi Issacharoff, a raconté avoir ri lorsque son équipe de scénaristes lui avait proposé l’idée de dizaines de terroristes franchissant la frontière, attaquant par surprise un Kibboutz et prenant son contrôle.

« J’ai fait genre : ‘les gars, allez, vous allez croire à ça, vous ? Sans que personne n’ait été au courant ? Sans qu’il n’y ait eu d’indication donnée de la part des renseignements?’, » s’est souvenu Issacharoff, analyste du Moyen-Orient de longue date et créateur de la série à succès « Fauda » sur Netflix avec Lior Raz. « Les terroristes, là, ils arriveront à la frontière et quelques avions, quelques hélicoptères les tueront. C’est une idée complètement stupide ».

L’idée d’une invasion terroriste pour la cinquième saison de la série semblait totalement saugrenue, a expliqué Issacharoff. Que le Hamas puisse disposer des armements, de l’intention ou des capacités nécessaires pour mener à bien une telle opération n’était pas plausible, selon lui.

Aujourd’hui, il tente encore d’appréhender l’ampleur des attaques perpétrées par le Hamas en date du 7 octobre – les terroristes ont tué 1 400 personnes, pris plus de 200 personnes en otage et ils ont commis des atrocités indicibles dans les communautés frontalières de Gaza, dans les villes environnantes et lors du festival de musique électronique Supernova, qui avait lieu au moment de l’assaut.

Issacharoff et Raz ont passé du temps, la semaine dernière, à Sderot, aux côtés d’un groupe civil dans cette ville durement frappée par les terroristes du Hamas lors de l’assaut. Des dizaines de personnes avaient été tuées et blessées, il y avait eu une attaque contre le poste de police de la ville, ainsi que des tirs de roquette importants qui n’ont pas cessé depuis.

Issacharoff indique qu’il savait que le Hamas était « sophistiqué, développé et fort », mais il reconnaît n’avoir jamais réalisé l’étendue de sa force.

Toutefois, note-t-il, il ne s’est jamais bercé d’illusion concernant la haine nourrie par le Hamas à l’encontre d’Israël. Les membres du groupe lui parlaient, dans le passé, mais que ce n’était plus le cas depuis longtemps, dit-il. Il fait aussi remarquer la radicalité du positionnement du groupe terroriste, une radicalité qui ne ressemble en rien au mode de pensée occidental.

Le Hamas n’utilise pas le nom d’Israël, indique-t-il, évoquant plutôt « l’entité sioniste » ou « l’entité juive ».

L’organisation terroriste a connu un succès qui va bien au-delà de ce qu’elle était en droit d’attendre, ajoute-t-il. « Le succès a été trop absolu, même pour eux ».

Aujourd’hui, l’ampleur et la brutalité des attaques – ce sont les pires à avoir été commises dans toute l’Histoire du pays – ont uni tout l’État d’Israël contre le Hamas, entraînant un rare consensus sur la nécessité d’éliminer le régime terroriste, continue-t-il.

Écarter le Hamas du pouvoir sera facile mais trouver un successeur sera beaucoup plus dur, explique Issacharoff, qui s’interroge sur ce que réservera le lendemain de la guerre aux deux millions de Gazaouis plongés dans la pauvreté.

Issacharoff suggère aussi que le Hamas utilise encore la population comme bouclier humain, en intimant aux Gazaouis l’ordre de rester dans le nord de la bande malgré l’appel lancé par l’armée israélienne, qui a exhorté les habitants à évacuer le nord de l’enclave côtière.

Il dit aussi que le Hamas a pu compter, à un moment, sur le fait que le groupe terroriste du Liban, le Hezbollah, pourrait se lancer dans un conflit ouvert – ce qui n’est pas encore arrivé jusqu’à présent, peut-être en raison de l’intervention significative des États-Unis.

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