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Le comprimé anti-Covid de Pfizer distribué aux premiers patients en Israël

Deux caisses d'assurance-maladie ont envoyé le médicament à quelques malades choisis et présentant une forme non grave de la maladie mais dont l'état pourrait s'aggraver

Capture d'écran d'une vidéo d'Ora Rosenzweig, l'une des toutes premières patientes en Israël à bénéficier du Paxlovid, le médicament   développé par Pfizer contre la COVID-19, le 2 janvier 2021. (Capture d'écran : Douzième chaîne)
Capture d'écran d'une vidéo d'Ora Rosenzweig, l'une des toutes premières patientes en Israël à bénéficier du Paxlovid, le médicament développé par Pfizer contre la COVID-19, le 2 janvier 2021. (Capture d'écran : Douzième chaîne)

Israël a commencé à distribuer le tout premier médicament contre la COVID-19 à des patients à risque, dimanche, avec pour objectif d’empêcher le développement d’une forme grave du virus.

Deux caisses d’assurance-maladie ont prescrit le Paxlovid, développé par Pfizer, à quelques malades. Chacun d’entre eux a reçu des instructions minutieuses de la part du pharmacien de la caisse de santé sur la manière de prendre le médicament qui leur a été directement envoyé chez eux.

Parmi les personnes choisies, Simcha Newmark, 32 ans, de Jérusalem et Ora Rosenzweig, de Ramat HaSharon. Une vidéo de Rosenzweig et les réactions des deux patients ont été relayés par les médias israéliens.

« J’ai été très heureux de recevoir l’appel téléphonique où on m’a informé que je serais probablement le tout premier à avoir droit au médicament dans le pays », a dit Newmark, adhérent de la caisse de santé Meuhedet, qui a ajouté qu’il ne se sentait pas bien depuis qu’il avait contracté le virus.

Une femme se fait vacciner contre le coronavirus dans un centre de soins dirigé par la Kupat Holim Meuhedet. (Autorisation de Meuhedet)

Erez Carmon, chef des services médicaux au centre de commandement du coronavirus au sein de la caisse Meuhedet, a expliqué que le médicament était délivré dans des circonstances très spécifiques pour prévenir la dégradation de l’état de santé des patients à risque.

« C’est, sans aucun doute, un jour émouvant et j’ai vraiment l’espoir qu’avec ce médicament, nous pourrons réduire les hospitalisations et faire diminuer le nombre de décès consécutifs à la COVID-19 », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Rosenzweig, adhérente de la caisse d’assurance-maladie Maccabi, a reçu les trois doses de vaccin. Elle a malgré tout contracté le coronavirus.

« Etant donné que j’ai d’autres problèmes de santé, je suis très inquiète d’une détérioration de mon état et [je crains de] finir à l’hôpital », a-t-elle déclaré. « Ce médicament me donne l’espoir de traverser cette maladie relativement paisiblement. Même s’il y a encore des inquiétudes sur ce médicament, il y en a davantage sur les dégâts du coronavirus. »

Le Paxlovid, médicament anti-COVID des laboratoires Pfizer. (Autorisation)

« Le’haim, » a-t-elle ajouté en repoussant le verre d’eau avec lequel elle a avalé le comprimé.

La première livraison de Paxlovid est arrivée jeudi dernier en Israël, l’un des tout premiers pays à en recevoir.

Plusieurs dizaines de milliers de comprimés sont ainsi arrivées sur le territoire. Le médicament coûterait au pays environ 530 dollars par patient, même si le prix qu’il coûtera aux Israéliens individuellement reste encore indéterminé.

Selon la chaîne Kan, 20 000 comprimés ont été livrés dans cette première cargaison. L’État juif a signé un contrat avec Pfizer pour l’achat de 100 000 doses au total, a fait savoir la presse israélienne.

Le ministère israélien de la Santé a donné son approbation en urgence au médicament dimanche dernier, soit une semaine après l’autorisation délivrée par la Federal Drug Administration (FDA) américaine.

Le ministère de la Santé a annoncé lundi avoir également approuvé l’utilisation du comprimé anti-COVID de Merck et avoir conclu un accord pour l’achat de molnupiravir, vendu sous le nom de Lagevrio. La première livraison devrait arriver dans les prochains jours. Le gouvernement n’a pas précisé combien de pilules il avait acheté.

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