Le corps d’un Palestinien handicapé tué à Gaza exhumé pour enquête
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Le corps d’un Palestinien handicapé tué à Gaza exhumé pour enquête

Le vice-ministre de la Justice du Hamas cherche "à réfuter les déclarations israéliennes cherchant à se dédouaner de leur crime"

Le manifestant palestinien handicapé  Ibrahim Abu Thurayeh brandit un drapeau palestinien durant une manifestation le long de la frontière avec Gaza le 15 décembre 2017 dans des affrontements qui suivent la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël du président américain Donald Trump (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)
Le manifestant palestinien handicapé Ibrahim Abu Thurayeh brandit un drapeau palestinien durant une manifestation le long de la frontière avec Gaza le 15 décembre 2017 dans des affrontements qui suivent la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël du président américain Donald Trump (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

« Le corps d’Ibrahim Abou Thouraya a été exhumé pour une autopsie afin de réfuter les déclarations israéliennes cherchant à se dédouaner de leur crime », a déclaré à l’AFP le vice-ministre de la Justice de l’enclave palestinienne, Mohamad Al-Najjal.

Il a ajouté vouloir présenter au monde « la balle dans sa tête afin de démentir les revendications de l’occupant » [israélien].

Les résultats de l’autopsie seront présentés à la Cour pénale internationale (CPI), selon lui.

Ibrahim Abou Thouraya, 29 ans, avait été tué le 15 décembre alors qu’il participait à des manifestations contre la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Il avait perdu ses deux jambes lors d’une attaque israélienne sur la bande de Gaza en 2008.

Selon le ministère de la Santé palestinien dans la bande de Gaza, Ibrahim Abou Thouraya est mort d’une balle israélienne dans la tête.

L’armée israélienne a annoncé le 4 janvier l’ouverture d’une enquête sur sa mort, après avoir affirmé plus tôt ne pas pouvoir déterminer s’il avait été tué par ses soldats.

M. Thouraya, assis sur son fauteuil roulant, était apparu à plusieurs reprises sur des photos de l’AFP lors de manifestations ces dernières années.

Dans une vidéo diffusée le jour de sa mort, on le voit tenir un drapeau palestinien et faire le signe de la victoire en direction de soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière séparant la bande de Gaza d’Israël.

Le 19 décembre, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Zeid Raad Al Hussein s’était dit « véritablement choqué » par sa mort et avait réclamé une enquête « impartiale et indépendante ».

Seize Palestiniens ont été tués depuis le regain de tension provoqué par la décision du président américain sur Jérusalem le 6 décembre.

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