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Le fonds de pension de New York se retire d’Unilever suite à l’affaire Ben & Jerry’s

Le fonds détient actuellement 111M $ en actions de la société mère du fabricant de glaces; New York devient le 4e État à sanctionner Unilever pour le boycott de la Cisjordanie

Des manifestants pro-israéliens manifestent à New York contre la marque Ben & Jerry's et son boycott des implantations, le 12 août 2021. (Crédit : Luke Tress/Flash90)
Des manifestants pro-israéliens manifestent à New York contre la marque Ben & Jerry's et son boycott des implantations, le 12 août 2021. (Crédit : Luke Tress/Flash90)

New York Jewish Week via JTA – Le fonds de pension de l’État de New York va céder ses participations dans Unilever en réponse à la décision prise en juillet par la filiale du conglomérat, Ben & Jerry’s, d’interdire ses ventes de crème glacée en Cisjordanie.

L’annonce faite jeudi par le contrôleur de l’État Thomas DiNapoli fait de New York le quatrième État à sanctionner la société mère de Ben & Jerry’s, après le New Jersey, l’Arizona et la Floride.

Au moins quatre autres États ont lancé des procédures pour déterminer si la décision de Ben & Jerry’s pourrait entraîner des sanctions contre l’entreprise en vertu des lois de l’État destinées à lutter contre le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) visant Israël.

« Notre examen des activités de la société et de sa filiale Ben & Jerry’s a révélé qu’ils s’engageaient dans des activités BDS dans le cadre de la politique de notre fonds de pension », a déclaré DiNapoli, qui gère le fonds de retraite de 268 milliards de dollars de New York, dans une déclaration au New York Post.

Le fonds de pension de l’État de New York détient actuellement 111 millions de dollars en actions d’Unilever.

Marc Stern, directeur juridique de l’American Jewish Committee (AJC), a salué la décision. Le contrôleur DiNapoli a démontré que le boycott d’Israël a des conséquences. L’échec d’Unilever à annuler la décision malavisée de Ben & Jerry d’arrêter de vendre sa crème glacée en Cisjordanie contrevient aux lois du gouvernement des États à travers les États-Unis », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.

Le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, s’exprime lors d’une réunion de sa faction à la Knesset, à Jérusalem, le 4 octobre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« Félicitations et remerciements à l’État de New York pour avoir répondu à notre demande et retiré 111 millions de dollars de ses investissements dans Ben & Jerry’s en raison du boycott d’Israël », a écrit le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid dans un communiqué sur Twitter. « Nous continuerons à combattre le BDS et l’antisémitisme partout et sans hésitation », a-t-il déclaré.

En juillet, DiNapoli a écrit au PDG d’Unilever, Alan Jope, disant qu’il était « troublé et préoccupé » par le fait que Ben & Jerry’s ne vendrait plus de crème glacée dans ce que la société appelait les « territoires palestiniens occupés ».

« Si la société ne répond pas ou ne démontre pas qu’elle ne s’est pas engagée dans des activités BDS, l’investissement du fonds dans Unilever fera l’objet d’un examen détaillé et d’une recommandation du personnel, qui peuvent inclure des restrictions d’investissement, conformément à la politique BDS du fonds », indique la lettre.

En 2016, le fonds a adopté une politique disant qu’il y aura des conséquences pour les entreprises engagées dans des activités BDS qui mettraient en péril les investissements du fonds en Israël.

Unilever a déclaré qu’en raison de son accord de propriété unique avec le conseil d’administration de Ben & Jerry’s, le conglomérat n’a pas la capacité d’influencer les décisions commerciales « indépendantes » du fabricant de crème glacée. Ben & Jerry’s a déclaré que retirer ses produits de Cisjordanie ne constituait pas un boycott d’Israël.

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